Mgr J-C. Dufour 9 août 2024 – Matthieu 16, 24-28 – Edith Stein

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 9 août 2024 – Matthieu 16, 24-28 – Edith Stein

 

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

 

Aujourd’hui, dans l’évangile, Jésus poursuit son enseignement en nous disant que pour marcher à sa suite, il faut « nous renoncer à nous-mêmes ».
Qu’est-ce que ça veut dire renoncer à nous-mêmes ?
Ça veut dire que ce qui anime notre vie, c’est le Christ, l’amour du Père.

Renoncer à nous-mêmes, suivre le Christ, c’est accepter de porter notre croix.

Et porter sa croix, ce sont les petites choses de chaque jour qui s’impose à nous,
c’est accepter de les unir aux souffrances du crucifié pour le salut du monde.
Porter la croix de Jésus, c’est faire de mon existence quotidienne une offrande d’amour,
pour chaque sœur, chaque frère, qu’ils soient proches ou lointains,
en ne recherchant pas ma satisfaction personnelle,
mais celle de l’autre, en sortant continuellement de soi-même.

On pouvait aujourd’hui faire mémoire d’Edith Stein, femme d’origine juive, philosophe et théologienne allemande, devenue religieuse carmélite. Le 2 août 1942, elle a été déportée dans le camp d’extermination nazi d’Auschwitz et fût assassinée sept jours plus tard.
Elle a écrit un texte qui rejoint bien la parole de Jésus qui nous invitait à renoncer à nous-mêmes, à prendre notre croix et à le suivre. Je vous le lis :

« Lève les yeux vers le Crucifié.
Si tu es son épouse, dans la fidèle observance de tes vœux,
son Précieux Sang sera aussi le tien.
Liée à lui, tu seras présente partout, comme il l’est aussi.
Non pas ici ou là, comme le médecin, l’infirmière ou le prêtre,
mais sur tous les fronts, en chaque lieu de désolation – présente, dans la force de la Croix.
Ton amour compatissant, l’amour qui vient du Cœur divin,
te portera partout et partout répandra son sang précieux – qui apaise, qui guérit, qui sauve. »

 

« Seigneur donne-nous de « marcher à ta suite, libres et légers, les yeux fixés sur Toi, sûrs que tu es « le Chemin, la Vérité et la Vie » nous entraînant vers le Père.
Faisons route ensemble, Seigneur !  Où que tu ailles il me faut aller; où que tu passes, il me faut passer. »