Mgr J-C Dufour-7 janvier 2019-Saint André Bessette-Jean11, 25-30

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 7 Janvier 2019- Saint André Bessette

( Jean 11, 25-30 )

 

« Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié »

 

Cette petite affirmation arrive comme une conclusion à la fin de la première lecture.
Dieu est glorifié quand on est raisonnable et sobre en vue de la prière ;
Dieu est glorifié quand il y a entre nous une charité intense ;
Dieu est glorifié quand on pratique l’hospitalité.
Dieu est glorifié quand on accueille sans récriminer ;
Dieu est glorifié quand on sert avec la grâce et la force de Dieu;
Dieu est glorifié quand on parle à la manière des paroles de Dieu.
Ces paroles de saint Pierre tombent à point au moment où nous célébrons Saint André Bessette, plus connu sous le nom de frère André.

 

« Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié. »
Saint Pierre nous rappelle que nous sommes faits pour glorifier Dieu en tous nos actes, nous sommes faits pour la louange. C’est toute notre vocation de chrétiens et de chrétiennes qui est dans cette affirmation.

 

Dans les mots de saint Pierre, on peut reconnaître ce que le frère André a fait pendant toute sa vie.
Reconnaissant le Christ dans les personnes souffrantes, il visite les malades, prie pour eux, les invite à prier avec lui. Les gens viennent lui confier leurs peines, leurs épreuves, leurs infirmités et leurs maladies. Il est devenu le petit frère des personnes malades et en détresse. Il passe des heures au pied du crucifix et devant le Saint-Sacrement à prier pour ceux et celles qui se confient à lui. C’est là qu’il trouve le courage, la patience et la sérénité pour poursuivre son œuvre d’accueil.

 

« Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié. »
Comment ne pas reconnaître là toute la vie de Jésus ? Il loue le Père pour toutes ses œuvres, particulièrement d’avoir révélé aux tout-petits ce qu’il a caché aux sages et aux savants. C’était un petit, le frère André ! Il se reconnaît dans l’humble charpentier de Nazareth, travailleur comme lui, serviteur comme lui. Ayant émigré lui-même, il se retrouve encore en saint Joseph qui avait dû émigrer en Égypte avec Marie et Jésus. Pendant quarante ans, il occupe le modeste poste de portier. Il disait :
« Quand je suis entrée en communauté mes supérieurs m’ont mis à la porte et j’y suis resté quarante ans sans partir. »

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples. »
Quand nous vivons des moments difficiles, des épreuves, remettons tous nos fardeaux sur Jésus et, comme il nous le demande, prenons sur nous le joug des disciples, à la manière du frère André, le joug de l’humilité, de la douceur et de la charité.

 

J’ai dit tantôt que notre vocation de chrétiens et de chrétiennes était de glorifier Dieu.
C’est particulièrement vrai pour les Servantes de Jésus-Marie.
Il m’est venu l’idée de parcourir le texte de vos constitutions et normes. On y trouve des expressions qui reviennent souvent :
« hostie de louange », « sacrifice de louange », « décret de louange », ce qui m’amène à dire qu’il y a un lien de parenté très fort entre vie du frère André et celle des Servantes de Jésus Marie qui font de saint Joseph, elles aussi, leur puissant protecteur.

 

Ce matin, avec Jésus qui est en louange permanente et avec le frère André, nous pouvons chanter notre louange en disant :
« Béni sois-tu Père, parce que tu t’es révélé à nous par ton Fils Jésus. »