Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 6 novembre 2023 – « Tu combles ceux qui t’implorent… »
« Dans ta tendresse inépuisable, tu combles ceux qui t’implorent bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs. »
« C’est quelque chose ces quelques mots de la prière d’ouverture » ils résument la prière d’action de grâce de toute l’Église.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus n’hésitait pas à dire que « tout est grâce », et, en disant cela, elle reconnaissait que nous ne méritons rien, que les dons de Dieu sont absolument gratuits, que notre foi, notre espérance et notre charité ne reposent pas sur nos propres forces, mais qu’elles sont des dons de Dieu que nous avons reçus au baptême et que les autres sacrements nous permettent d’entretenir, de fortifier et de développer.
C’est vrai que nous avons une grande capacité de désirer, c’est presque infini. Cette capacité de désirer est presque infinie ; elle a été mise en nous par le Créateur pour que nous puissions aspirer aux dons les meilleurs, pour que nous ayons soif de l’absolu, pour que nous soyons des chercheurs de Dieu. Saint Augustin a résumé cela en une belle expression : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure pas en toi ».
Ça rejoint les mots que saint Paul exprimait dans la 1re lecture en nous parlant des dons gratuits de Dieu et en particulier de son immense miséricorde :
« Quelle profondeur dans la richesse,
la sagesse et la connaissance de Dieu !
Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Car tout est de lui, et par lui et pour lui. »
Mais malheureusement le risque est grand que nos désirs se limitent à des choses terrestres, à des biens matériels, et ainsi de ne plus avoir besoin de Dieu.
Mais, avec le temps, nous nous rendons compte que les rêves basés sur le progrès ne donnent pas les résultats attendus. Par exemple, la médecine a fait d’immenses progrès, mais des maladies graves ne sont pas vaincues et de nouvelles épidémies menacent la planète.
Les guerres se multiplient. Aussi, notre monde vit de plus en plus la déception; il manque de plus en plus d’espérance.
Nous avons quelque chose à amener à ce monde.
Comme nous veillons dans l’attente des promesses du Christ, nous sommes en mesure d’apporter l’espérance à nos frères et sœurs.
Notre espérance se fonde sur la promesse de Dieu contenue dans la Parole.
Comme dit le livre de l’Apocalypse
« L’histoire des hommes avance vers le ciel nouveau et la terre nouvelle,
dans laquelle le Seigneur essuiera toute larme de nos yeux :
de mort, il n’y en aura plus, de pleur,
de cri et de peine, il n’y en aura plus,
car l’Ancien Monde s’en est allé. »
Nous sommes en mesure de redire que la primauté de Dieu apporte à l’existence humaine une plénitude de sens et de joie, car nous rappelle Saint-Augustin, l’homme est fait pour Dieu et il est sans repos tant qu’il ne repose pas en lui.
Comme nous dit st Paul :
« Quelle profondeur dans la richesse,
la sagesse et la connaissance de Dieu ! »
