Mgr J-C. Dufour 5 septembre 2025 – Messe votive du Sacré-Cœur

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 5 septembre 2025 – Messe votive du Sacré-Cœur

 

Aujourd’hui en ce premier vendredi du mois nous célébrons la Messe votive du Sacré-Cœur :
la charité divine dans un signe humain : le cœur du Fils de Dieu fait homme.

Mais qu’est-ce qu’on peut voir en parlant du cœur de Jésus?
On peut y voir beaucoup! Les scientifiques n’en finissent pas de sonder et de maîtriser le cœur. La question devient encore plus compliquée quand le cœur lui-même devient le symbole par excellence de l’affectivité, des sensations et de l’intuition. Ça devient encore plus intéressant quand on dit comme Pascal que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

L’Amour de Dieu n’est pas l’amour théorique d’un Dieu là-haut dans son ciel mais l’amour d’un Dieu qui a pris chair de notre chair, qui s’est fait homme, l’amour d’un Dieu selon la nature humaine qu’il a assumée.

Nous touchons ici l’essence du message de la fête du Sacré-Cœur. L’Amour de Dieu n’est pas un concept, il est un Cœur, celui du Christ. « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes ». Dieu ne s’est pas contenté de nous aimer divinement, il a voulu également nous aimer humainement. Si le Sacré-Cœur nous rappelle l’amour divin, il nous révèle aussi le caractère humain de cet amour dans sa douceur et son humilité : « car je suis doux et humble de cœur ».

Et c’est la rencontre en un même Cœur de cet amour divin et de cet amour humain qui fait que notre pauvre amour de créature peut recevoir d’aimer de la charité même de Dieu.

Etablis dans cet amour, nous n’avons plus peur car « il n’y a pas de crainte dans l’amour ».  En son Fils livré pour notre péché, laissons Dieu nous aimer le premier et venir demeurer en nous pour qu’à notre tour nous puissions demeurer en lui, dans la paix et la sérénité que donnent la foi et l’amour.

« Seigneur notre Père,
en vénérant le cœur de ton Fils bien-aimé,
nous disons les merveilles de ton amour pour nous.
Fais que nous recevions de cette source divine
une grâce plus abondante. »