Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 5 juillet 2021 – Matthieu 9, 18-26
Souvent, dans l’évangile, on voit que les chefs de synagogue ne sont pas très favorables à Jésus, mais aujourd’hui, on en voit un qui est bien différent.
Nous sommes devant un chef de synagogue, un père qui éprouve une douleur immense. Sa petite fille vient de mourir, mais il a une grande espérance. Il court vers Jésus qui la relèvera : « Ma fille est morte à l’instant, mais vient lui imposer la main, et elle vivra. » Il a une grande foi. Le cœur de Jésus est ému devant sa foi et provoque son action immédiate. En Jésus, il va découvrir que Dieu l’enveloppe de sa tendresse. Une grande foi, Jésus nous l’a déjà fait comprendre, oblige Dieu à agir. Ça ne prend pas de temps, tout de suite « Jésus se leva et le suivit. »
Parfois nous avons un exemple contraire. Nous en avons un bel exemple en Zacharie qui reçoit la visite d’un ange dans le Temple lui annonçant la naissance d’un fils. Il demande une preuve à l’archange Gabriel : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. » Ça n’a pas fait reculer l’archange qui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles; celles-ci s’accompliront en leur temps. » Il aura à vivre un temps d’épreuves pour être fortifié dans sa foi.
Et puis, il y a cette femme qui souffre d’hémorragies depuis douze ans. Elle a vu bien des médecins qui n’ont rien changé. Dans son désarroi, il ne lui reste plus que Jésus en qui elle a mis toute son espérance. Elle a une telle foi qu’elle se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus comprend la douleur de cette femme, il répond sans tarder à celle qui lui fait confiance : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Encore une fois, on voit Dieu se laisser saisir de bon gré par notre foi.
Dans le songe de Jacob, on dit que les anges de Dieu montaient et descendaient. C’est Jésus qui est descendu et est monté. Jacob reçoit toute une promesse. Cette promesse se réalise en Jésus : le chef de la synagogue et la femme souffrante peuvent en témoigner.
