Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 4 août 2025 – Saint Jean-Marie Vianney – Matthieu 14, 13-21
Fête de saint Jean-Marie Vianney, nommé aussi curé d’Ars où il a exercé son ministère pendant 41 ans. En 1905, il est déclaré « patron des prêtres de France ».
En 1929, il est proclamé « Patron de tous les curés de l’univers ».
Et à l’occasion du 150e anniversaire de sa mort, le pape Benoit XVI en fait le patron de tous les prêtres du monde. Il ne faut pas vous étonner si toute mon homélie est sur lui.
Ce jeune campagnard qui n’a jamais fréquenté l’école veut devenir prêtre malgré les réticences de son père. À vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué que le séminaire de Lyon décide de le renvoyer. Finalement, il se présente à l’ordination sacerdotale à Grenoble.
On dit qu’il n’était pas doué pour la prédication, mais, à la manière de Jésus, il savait dire sans condamner, annoncer sans écraser, écouter sans juger, enseigner la Bonne Nouvelle, invitant les gens à la conversion du cœur.
…Pour lui, la meilleure façon d’annoncer l’évangile, c’était de vivre comme Jésus au milieu de brebis sans bergers.
…Ce n’est pas à cause de ses sermons qu’il a su produire des fruits étonnants, mais à cause de sa manière de vivre et d’agir. Un de ses biographes a dit de lui qu’il était « un foyer de tendresse et de miséricorde », qu’il brûlait de la miséricorde du Christ.
Si Jésus était souvent saisi de compassion devant les foules désemparées et abattues,
on peut voir la même chose chez le curé d’Arc.
Le pape Jean XXIII dans son encyclique soulignant le 100e anniversaire de sa mort écrivait : « son désintéressement le rendait attentif aux pauvres, à ceux de sa paroisse surtout, envers qui il témoignait d’une extrême délicatesse, les traitant avec une véritable tendresse, avec beaucoup d’égards, on peut dire, avec respect ». Il disait qu’il était un modèle de piété, de culte eucharistique et de zèle pastoral.
Modèle de piété, il parlait des bienfaits de la prière en disant :
« L’homme est un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu. »
Modèle de culte eucharistique ! Il disait :
« On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier.
On sait que le Bon Dieu est là, dans l’ostensoir; on lui ouvre son cœur;
on se complaît en sa sainte présence.
C’est la meilleure prière, celle-là. »
Par un matin brûlant du mois d’août, ce prêtre épuisé de fatigue et transfiguré par la joie intérieure pouvait dire :
« Qu’il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix ».
Il est le patron de tous les prêtres du monde.
Prions pour tous les prêtres et en particulier ceux de notre diocèse qui sont confrontés à des situations difficiles.
Par tes saints pasteurs, Seigneur, tu as manifesté la force de ton amour et de ton pardon,
ne cesse pas Seigneur de nous montrer ta miséricorde.
