Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 30 août 2024 – Matthieu 25, 1-13
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais nous sommes au 25e chapitre de l’évangile de saint Matthieu.
Ça veut dire que le temps de la passion approche et Jésus parle à ses disciples de son retour. C’est aussi le temps où nous sommes, le temps que nous connaissons depuis notre naissance.
Comment se préparer au retour de Jésus ?
Vous vous attendez sans doute que j’attirer votre attention sur la différence entre les jeunes filles sages et les jeunes filles folles, toute en attente de l’époux. Mais, je ne le ferai pas!
Je veux plutôt attirer votre attention sur la phrase qui dit :
« Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent ».
L’époux tardait ! Ces mots nous révèlent un Dieu qui est venu faire alliance avec les hommes et qui a été retardé sur le chemin de l’humanité.
Dans l’époux qui tardait à venir, on peut voir Jésus lui-même. Il s’est préparé quarante jours au désert. Il a vécu trente ans sur terre pour aller chercher les pécheurs et les gens qui étaient perdus. Il s’est occupé des pauvres, des malades, des affamés et des prisonniers. Il est mort et il est descendu aux enfers pendant trois jours.
C’est lui, Jésus, qui vient nous dire aujourd’hui :
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ».
Remarquez qu’il ne demande aucun geste particulier; il fait appel à une attitude, celle de l’attente, celle de veiller en attendant son retour.
Ce temps d’attente fait appel à notre fidélité, à entrer dans une nouvelle forme de présence de l’époux.
Attendre le Seigneur comme attendre l’époux dans le temps de la noce ne peut se vivre que dans l’amour.
Le Seigneur se présente à nous aujourd’hui comme un époux, comme celui qui s’est uni à chacun de nous par l’amour, celui qui viendra nous chercher pour nous prendre dans sa maison.
Un poète mystique persan du 11e siècle écrivait:
« Reste devant la porte si tu veux qu’on te l’ouvre.
Rien n’est fermé jamais, sinon à tes propres yeux. »
