Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 3 octobre 2022 – Galates 1, 6-12
Dans la première épitre aux Corinthiens, saint Paul dit :
« Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu. Car le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous. »
C’est comme cela que saint Paul s’exprime habituellement dans les épitres.
Mais rien de tel aujourd’hui! Il exprime son étonnement devant le changement d’attitude si rapide des Galates.
« Je m’étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un Évangile si différent. »
Les Galates passent à un autre évangile. Mais lequel? On ne niait pas l’évangile mais on le diminuait.
On conservait assez de vérité pour tromper et assez d’erreur pour faire tomber les plus faibles.
Les ennemis du véritable évangile cherchaient à troubler le peuple de Dieu.
Pour les Galates, c’était le début de leur éloignement de Dieu.
Pour saint Paul, l’évangile, c’est le Christ qui nous donne quelqu’un à suivre, qui marche avec nous, avec nos infirmités et nos servitudes qu’il libère. Le suivre jusque dans sa passion, traverser avec lui la mort, éprouver le monde avec lui en notre chair, et connaître la joie du Ressuscité. Sa croix offre Dieu au monde, et le monde au Père. Au-delà des apparences, elle libère l’Homme de ses attaches qui lui masquent la Vie.
La vérité de l’évangile, nous la retrouvons en saint Luc ce matin. Le samaritain qui a vu l’homme blessé, c.a.d. nous-mêmes, et fut saisi de compassion, c’est le Christ. « Il s’approcha, et pensa ses blessures en y versant de l’huile et de vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
On indique dans le Prions en Église pour aujourd’hui « Temps ordinaire : pour un concile ou un synode. »
Quand nous vivons un concile ou un synode, il faut commencer par se placer devant l’Évangile. Nous demander si nous sommes fidèles ou non.
C’est dans ce sens que dans la prière d’ouverture nous avons demandé au Seigneur « répands en tes serviteurs un esprit d’intelligence, de vérité et de paix; qu’ils discernent de tout cœur ce qui t’est agréable ».
Dans la prière après la communion, nous avons demandé « que la communion aux saintes mystères enracine tes serviteurs dans la vérité ».
