Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 29 octobre 2025 – Luc 13, 22-30
Le lendemain de Noël, les chaînes de télévision nous font voir un tas de gens qui attendent l’ouverture des magasins pour profiter des meilleures aubaines de l’année. Et quand les portes s’ouvrent, on a l’impression qu’elles sont bien trop petites pour laisser passer rapidement tant de monde.
Ça ressemble un peu à l’évangile d’aujourd’hui. Jésus nous offre la meilleure aubaine qui soit en nous prévenant que la porte d’entrée est étroite. Que veut-il nous dire en nous parlant de porte étroite?
Au temps de Jésus, c’était une petite porte qu’on laissait ouverte un moment lorsque les grandes portes de la ville étaient fermées pour la nuit ou en temps de trouble. Cette porte étroite était une planche de salut pour les retardataires; c’était une porte de miséricorde.
Disons tout de suite que la porte étroite c’est la personne de Jésus. Il le dira lui-même dans la parabole du bon pasteur : « Je suis la porte des brebis… si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. Il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir… »
Oui, Jésus est la porte étroite. Il est venu chercher les hommes pour les faire entrer dans la salle du banquet. Il veut nous rencontrer personnellement, tisser avec chacun et chacune de nous des liens d’amour. Pour entrer dans le royaume avec lui, il nous invite à prendre le même chemin que lui, le chemin des béatitudes, le chemin de l’amour de Dieu et du prochain.
« Efforcez-vous de passer par la porte étroite», nous dit Jésus. La vie chrétienne, ce n’est pas un fauteuil confortable mais une lutte, un combat pour convertir nos habitudes de vie, nos attitudes personnelles et contre les tendances du monde qui nous suggèrent des comportements non ajustés à l’évangile. Non, ce n’est pas sur l’autoroute de la facilité que le Seigneur nous amène, mais sur un rude sentier, celui de l’amour, comme lui a toujours fait.
