Mgr J-C. Dufour – 29 janvier 2021 – Hébreux10, 32-39

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 29 janvier 2021 – Hébreux10, 32-39

 

« Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles. »
 Ces quelques mots de la prière d’ouverture introduisent bien la première lecture qui nous rappelle les luttes des premiers chrétiens.

 

La lettre aux Hébreux rappelle le courage des premiers chrétiens en disant : « Souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ », et elle évoque les combats, les insultes, les brimades. Et un peu plus loin, elle fait appel à la même fermeté en disant  : « Ne perdez pas votre assurance » et plus loin encore : « Nous ne sommes pas, nous, de ceux qui abandonnent. … de ceux qui n’ont pas la foi. »

 

« Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles. »
 Cette petite phrase me rappelle la célébration du pape François vécue le 27 mars 2020, à peu près seul sur la place St Pierre. C’était le début de l’épidémie qu’il lisait à l’aide de l’évangile de la tempête apaisée. Je poursuis avec quelques mots du pape François, conscients qu’ils peuvent toujours nous soutenir dans ce moment difficile

.

Comme les disciples dans la tempête, avec la pandémie, nous sommes dans une mer agitée, apeurés et perdus. Mais le Seigneur s’approche de nous pour réveiller et raviver notre foi pascale. Au cœur de cette tempête, le Seigneur vient vers nous et nous appelle à la solidarité et à l’espérance qui sont capables de nous donner du sens en ces heures où tout semble faire naufrage.

 

Dans cette pandémie, les hommes ont été pris au dépourvue et surpris par une tempête inattendue et furieuse. Nous pensions pouvoir continuer comme avant, sûr de nous-mêmes, mais cette tempête vient nous placer devant nos fausses sécurités. Et alors, prisonniers de cette mer agitée, nous sentons le besoin de prier en disant :
« Réveille-toi, Seigneur ! »

 

En effet, nous avons besoin du Seigneur, car seuls, nous faisons naufrage.   Mais avec Dieu, nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Avec Dieu, nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Avec Dieu, nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur ».

 

Ce jour-là, le pape François a conclu la célébration par une prière qui est toujours aussi actuelle.

 

« Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisses pas à la merci de la tempête. Seigneur, redis-nous, comme à tes disciples :
« N’ayez pas peur ». Et nous, avec Pierre, nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car nous le savons, tu prends soin de nous ».