Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 28 septembre 2022 – Luc 9, 57-62
Toujours en voyage vers Jérusalem, Jésus nous dit ce qu’il attend de ceux et celles qui veulent le suivre sur ce chemin difficile qui le conduit à sa mort et à sa résurrection.
Première attente. Hier Jésus réprimanda Jacques et Jean qui voulaient faire descendre un feu du ciel sur un village de samaritains qui n’avait pas voulu l’accueillir.
Oui, Jésus n’est pas descendu du ciel pour faire mourir, mais pour faire vivre.
Jésus cherche des candidats qui lui ressemblent, des candidats qui ne répondent pas par la force, mais par la paix, qui sèment la vie autour d’eux.
Il nous invitait avec un « visage déterminé », sous la conduite de l’Esprit, à revêtir la patience, la douceur, l’harmonie.
Deuxième attente. Jésus prévient l’homme qui veut le suivre partout qu’il s’embarque sur un chemin difficile.
Lui-même n’a pas d’endroit où reposer la tête. « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem », Jérusalem où il va mourir.
Aussi il cherche des candidats qui lui ressemblent, des gens préoccupés d’aller de l’avant, qui ne lâchent pas à la première difficulté.
Troisième attente. À un homme qu’il appelle à le suivre, Jésus dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts ».
Une phrase terrible à première vue ! L’Église n’a jamais compris cette phrase comme s’il fallait négliger nos défunts. C’est bien clair que le disciple de Jésus a lui aussi le devoir d’assurer à ses vieux parents une fin de vie heureuse et une mort décente.
Ce que Jésus attend de ses disciples c’est qu’ils ne restent pas paralysés par leur deuil comme ceux qui n’ont pas d’espérance.
Il veut des gens qui vont annoncer que Dieu veut la vie du monde, annoncer que Jésus est ressuscité et qu’il veut nous ressusciter nous aussi.
Quatrième attente ! À un autre homme qu’il appelle à le suivre, Jésus dit encore : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. » Quand le cultivateur met la main à la charrue, on sait ce que ça veut dire : il a un travail à faire, celui de labourer sa terre. Il ne regarde pas en arrière, mais en avant.
Jésus lui-même nous donne l’image d’un homme toujours en marche, résolument tourné vers l’avenir, passionné par le mystère de Dieu, passionné de transmettre la vie, parce que la vie pour lui, c’est la réalité la plus magnifique et la plus extraordinaire au monde.
Jésus « le visage déterminé » marche sur la route de Jérusalem avec ses disciples, des gens qu’il a appelés à le suivre et qui auront la même détermination pour lui.
Nous sommes disciples de Jésus, il nous a embauchés pour la mission, il nous invite à mettre la main à la charrue, n’hésitons pas à le faire parce que le Semeur n’est pas loin, juste derrière nous pour semer.
