Mgr J-C. Dufour 28 novembre 2024 – Luc 21, 20-28

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 28 novembre 2024 – Luc 21, 20-28

 

En lisant sur cet évangile, deux fois les auteurs disaient que ça pouvait faire penser à la situation actuelle dans notre monde. Mardi dernier, j’ai fait un petit tour pour savoir ce qui se passait chez nous et dans le monde.

L’année 2024 aura été la plus dévastatrice au Canada dû à des événements météorologiques extrêmes : inondations sans précédent, tempêtes de grêle, incendies de forêt. Tout cela sans parler de séismes, d’avalanches, de tornades, de sécheresse un peu partout dans notre monde. Que dire de la lutte contre les changements climatiques!

On parle beaucoup de violence faite aux femmes, 163 victimes de meurtre depuis le début de l’année.

En Haïti, 150 victimes de gangs en une semaine, 28 membres de gang tués par la police.

Les plastiques représentent 85 % des déchets marins. Si aucune mesure n’est prise d’urgence, les 11 millions de tonnes de plastique qui pénètrent actuellement dans l’océan chaque année tripleront au cours des vingt prochaines années. Actuellement, 176 pays se rencontrent en vue de s’entendre contre la pollution du plastique en mer. C’est très sérieux.

On dit qu’à travers le monde un humain sur 122 est désormais soit un réfugié, soit un déplacé ou un demandeur d’asile.

On entend beaucoup parler de guerre : invasion russe de l’Ukraine, guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza et au Liban. On entend moins parler de conflits armés de grande ampleur qui se déroulent actuellement au Burkina Faso, Somalie, Soudan, Yémen, Birmanie, Nigeria et Syrie. On peut affirmer sans se tromper qu’il y aura au moins huit guerres, mais probablement dix d’ici la fin de l’année.

C’est vraiment un petit tour de ce qui se passe dans notre monde. Les paroles de Jésus dans l’évangile peuvent nous faire penser à ce qui se passe dans notre monde.

Et comment ne pas regarder le spectacle que nous donne le monde d’aujourd’hui avec ses violences, ses forces qui engendrent le chaos et le désarroi de tant d’hommes et de femmes, de peuples entiers ?

Dans ce contexte, le Christ nous recommande de nous redresser, de relever la tête et de ne rien craindre.

Il y a des difficultés à rencontrer!
Allons-nous céder à la peur et au désespoir ?
Le Christ nous dit que le meilleur est à venir.
Ne cessons pas d’espérer, la rédemption approche.
Dans le même sens, saint Paul écrivait aux Romains :

« Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rends esclaves et vous ramène à la peur,
mais un Esprit qui fait de vous les enfants du Père… »
(Romains 8, 15-16)