Mgr J-C. Dufour – 28 décembre 2022 – Jean 1,   1-18

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 31 décembre 2022 – Jean 1,   1-18

 

Dernier jour de l’année!
L’année 2022 s’achève mais elle ouvre sur un avenir en nous parlant de commencement comme pour nous situer dans une invincible espérance.

Un commencement!
Les premiers mots de l’évangile de saint Jean :  « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu… En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. »

On pourrait dire aussi :  « Au commencement était l’amour, la Parole de Dieu, et l’amour était auprès de Dieu, et l’amour était Dieu. »
Ou encore : « Au commencement était la sagesse, la Parole de Dieu, et la sagesse était auprès de Dieu, et la sagesse était Dieu.
Ou bien : « Au commencement était la miséricorde, la Parole de Dieu, et la miséricorde était auprès de Dieu, et la miséricorde était Dieu. »
Mais les qualificatifs même les plus beaux, ne suffiraient pas à exprimer la splendeur, la grandeur, la magnificence du Fils de Dieu.

« Au commencement! »  Cette année, nous avons pu admirer encore les merveilles de la création, voir ce qu’il y a de beau, d’attachant, de grand dans la création.
Rendons grâce pour toutes les merveilles de la création.
Mais l’année 2022 était rempli aussi de catastrophes de toutes sortes :  inondations, incendies de forêt,  tornades, ouragans.
Et l’on parle de plus en plus d’écho-anxiété.
Souvenons-nous de la lettre du pape pour sauvegarder  la maison commune. Nous venons de vivre la Cop 27 à Montréal.  Les pays du monde entier ont conclu une entente historique, mais non parfaite, qui marquera un tournant dans les efforts pour sauver la nature.

Et puis,  nous nous sommes rappelés que nous aussi nous sommes une œuvre de la création,  faite à l’image de Dieu.
La création nous ramène à son auteur, à la grandeur infinie de notre Dieu qui, pourtant, ne met aucune distance entre lui et nous.  Son plus grand désir, c’est d’être près de nous.  « Il est venu chez les siens. »  Il s’est dépouillé pour devenir un homme dans l’unique but de faire de nous des enfants du Père.  « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »
Pouvons-nous avoir raison plus grande de rendre grâce à Dieu en ce dernier jour de l’année.

« Nous avons reçu grâce sur grâce » au cours de cette année.
On peut penser aux événements qui nous ont fait grandir, qui nous ont rapproché les uns les autres,  aux multiples occasions de prières et de contemplation, au sacrement des malades, à celui du pardon, à l’eucharistie quotidienne, à des centaines et centaines de gestes de charité et d’amour.
On peut aussi le remercier pour tous les Simon de Cyrène qu’il a mis sur nos routes et qui nous ont aidés à porter nos croix.

« Nous avons reçu grâce sur grâce. »
Non!  Dieu n’a pas retenu pour lui-même tous ses trésors;  il les a répandus à profusion sur notre monde et sur nous en particulier, sans rien perdre de lui-même comme un flambeau qui peut communiquer son feu à profusion sans perdre de sa clarté et de sa chaleur.

Que Dieu nous aide à accueillir la nouvelle année, et les richesses qui l’accompagnent dans le partage, la fraternité, la paix et l’unité.
Que le Dieu de paix et d’amour, Père de notre Seigneur Jésus, nous comble de la plénitude de son amour, de sa joie et de sa paix.
Pour que par l’amour que nous aurons les uns pour les autres soit le signe par lequel les autres nous reconnaîtront comme ses disciples.

Au commencement!

C’est le début d’une invincible espérance.

D’avance, je vous souhaite une bonne et sainte année.