Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 27 mai 2022 – Jean 16, 20-23a
Hier, je vous avais un peu amener à l’évangile d’aujourd’hui et aujourd’hui on retrouve des versets de l’évangile d’hier.
Jésus dit à ses disciples qu’ils vont vivre de grandes épreuves bientôt. « Vous allez pleurer et vos lamenter ».
Ils vont connaître l’angoisse lors de son départ qui est tout proche.
Mais il les rassure en ces termes : « Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. » « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. »
Hier, je vous disais que c’était le ressuscité qui avait hâte, le premier, de revoir ses disciples, d’habiter leur cœur. C’est pourquoi il leur disait : « votre joie, personne ne vous l’enlèvera ». Je vous disais que c’était la raison pourquoi leur joie, personne ne pourrait la leur enlever.
Quand saint Jean écrit son évangile, il y a longtemps que Jésus est monté au ciel. S’il rappelle ces paroles de Jésus pour prévenir les disciples à venir qu’ils connaitraient la souffrance au long de leur mission. C’était sans doute vrai pendant la vie de saint Jean qui a écrit l’Apocalypse dans un temps de persécution.
La première lecture nous raconte comment Saint Paul en a fait l’expérience dans la ville de Corinthe.
Il fait face à l’hostilité de ses frères juifs qui l’amènent devant le tribunal en disant qu’il enseigne ce qui est contraire à la loi. Quant à Sosthène, le chef de la synagogue, il est matraqué par des fidèles Juifs pour avoir concédé à Paul la faculté d’enseigner dans la chaire de Moïse. Gallion, le consul romain, représente l’indifférence totale du monde à la cause de Dieu et de la religion. Mais ça n’empêche pas Paul de proclamer que Jésus est le Christ. « Une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision « Sois sans crainte, parle, ne garde pas le silence, je suis avec toi… »
Clairement, cet évangile nous dit qu’il faut annoncer la Bonne Nouvelle. C’est notre mission.
L’image de la femme qui enfante est très parlante.
Aujourd’hui comme hier, notre engagement dans la mission doit passer souvent par bien des souffrances, bien des sacrifices pour susciter des nouveaux enfants dans l’Église. Mais comme cette femme, on ne se souviendra plus de la souffrance dans la joie qu’un être humain soit venu au monde. La joie est très présente dans cet évangile. Après avoir accompli fidèlement notre mission sur la terre, nous reverrons notre Maître dans l’éternelle félicité.
Bientôt, ce sera la fête de la Pentecôte. Prions afin que l’Esprit de Pentecôte vienne à notre aide et fasse de nous des témoins intrépides du Christ Ressuscité.
Ne l’oublions pas : « Votre cœur se réjouira; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. »
