Mgr J-C. Dufour-27 juillet 2019-Matthieu13, 24-30

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 27 Juillet 2019

( Matthieu 13, 24-30 )

 

Ce n’est pas la première fois qu’on écoute cette parabole de Jésus, l’histoire d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ et qui s’est fait jouer un tour par son ennemi qui est venu y semer de l’ivraie.

 

Et si ce bon grain représentait la semence qui a été déposée en nous lors de notre baptême !
Le pape Benoît XVI écrivait : « Par le baptême, chaque enfant est accueilli dans un cercle d’amitié qui ne pourra jamais être brisé, ni pendant sa vie ni pendant sa mort. Ce cercle amical, cette famille de Dieu dont l’enfant est maintenant membre, l’accompagne toujours même dans les périodes de douleur, dans les nuits noires de sa vie. Il lui apportera consolation, soutien et lumière. » « Accompagné par le Christ, accueilli par son amour, il nous entoure, nous porte, partout où nous allons, Lui qui est la vie même. »

 

Quand on entend un commentaire pareil, on ne peut qu’y voir du bon grain, le meilleur grain qui ait été semé en nous.
Ça mérite qu’on prenne le temps de s’y arrêter, de méditer, de contempler cet immense don qui a été déposé en nous.

 

Si le bon grain représente la semence qui a été déposée en nous lors de notre baptême, on ne peut pas nier qu’il y a en nous des obstacles qui nous empêchent de vivre en Dieu.
Qui de nous n’a pas fait cette expérience dont nous parle saint Paul : « Je fais le mal que je ne veux pas faire, et je ne fais pas le bien que je veux faire. »
Comment est-ce arrivé ? On ne le sait pas trop ! C’était pendant la nuit ! Seul un ennemi de Dieu pouvait faire une affaire pareille.

 

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : « Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier. »
Il faut apprendre à accepter notre condition humaine faite de force et de faiblesse, mais en sachant très bien que le semeur ne nous abandonne jamais. Notre condition humaine faite de force et de faiblesse, Dieu a voulu la racheter dans son amour qui ne cesse de nous offrir sa miséricorde.

 

En ce samedi, nous faisons mémoire de la Vierge Marie, de « Sainte Marie, cause de notre joie ».
Marie, après son Fils, c’est le meilleur grain, la meilleure semence qui ait été répandue sur le vaste champ de notre monde. Nous reconnaissons qu’elle a été modelée par l’Esprit Saint, qu’elle a été conçue sans tache et comblée de grâce, qu’en elle bat un cœur nouveau. Comment ne peut-elle pas être la cause de notre joie puisqu’en elle Dieu s’approche de nous comme jamais pour inaugurer une nouvelle création en vue d’une nouvelle moisson ?