Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 27 avril 2022 – Jean 3, 16-21
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. »
Je pourrais arrêter là! Tout est dit dans cette affirmation majeure, fondamentale.
Ça veut dire que l’amour est premier, qu’il est au début même du monde, qu’il soutient tout, qu’il ne peut que se déployer, s’exprimer dans le don de lui-même.
Quand le Père envoie son Fils dans le monde, à partir de l’Annonciation jusqu’à sa mort sur une croix, c’est Dieu qui se donne tout entier. Saint Jean le confirme dans son évangile en nous disant que Jésus « ayant aimé les siens dans ce monde les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1).
Pourquoi Dieu a-t-il envoyé son Fils dans le monde?
Pourquoi a-t-il donné ce qu’il a de plus précieux, ce qui lui tient le plus à cœur?
« Afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »
C’est son amour qui agit pour qu’on ait la vie éternelle, pour notre salut.
Quand on chante, lors de la veillée pascale, « Heureuse faute qui nous a valu un tel rédempteur » nous bénissons Dieu qui ne cesse de répondre au mal par le bien, au péché par la grâce. Personne ne peut mériter un traitement aussi bienveillant! L’amour est donné librement et ne peut se mériter.
L’amour extrême que Dieu nous manifeste par la venue de Jésus dans notre monde, par sa passion, sa mort et sa résurrection ne cesse de nous inviter à répondre à l’amour par l’amour.
« Tu te présentes à nous, Seigneur, dans la lumière de ta résurrection.
Soutenus par ta grâce, tu nous donnes de croire au salut que tu nous offres par ta mort et ta résurrection;
tu nous appelles à venir à la lumière.
Que notre conduite ne nous juge pas,
mais nous obtienne au contraire la vie éternelle et nous conduise au salut. »
