Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 26 juin 2021 – Ste Marie, mère de la grâce – Matthieu 8,5-17
Aujourd’hui, je m’arrête sur ces mots de la préface qui nous parles d’abord du Christ :
« Lui qui est vrai Dieu et vrai homme,
Tu l’as établi unique médiateur entre toi et les hommes,
Toujours vivant pour intercéder en notre faveur. »
On voyait dans l’évangile comment Jésus intercédait en notre faveur. À un centurion romain qui le supplie de guérir son serviteur, Jésus lui dit simplement que son serviteur est déjà guéri.
En entrant dans la maison de Pierre, il touche la main de sa belle-mère et elle est guérie.
Et comme si ce n’était pas encore assez, le soir, il expulse les esprits mauvais de tous ceux qui en étaient possédés.
Cette messe célèbre donc, comme il est juste, d’abord le Christ, vrai Dieu et vrai homme, unique médiateur, toujours vivant pour intercéder en notre faveur.
Mais elle vénère aussi la Vierge Marie, parce que Dieu l’a établie mère du Rédempteur et son associée.
Dès Xe siècle, S. Bernard affirme que toute grâce nous vient par Marie et invite les fidèles « à entrer par elle, dans la grâce de celui qui, par elle, est venu dans notre misère » ; il appelait Marie « notre Dame, notre médiatrice, notre avocate ». La piété du peuple chrétien lui a fait largement écho.
Ces mots de la préface aussi sont très parlants :
« Mais, dans ta sagesse et ta bonté, tu as voulu que la Vierge Marie, Mère du Rédempteur et associée à son œuvre, exerce aussi dans l’Église un rôle maternel d’intercession et de pardon, de supplication et de grâce, de réconciliation et de paix. »
Vous pourriez aujourd’hui vous arrêter sur chacun de ses mots : intercession et pardon, supplication et grâce, réconciliation et paix.
J’étais content de voir que suite à la première lecture nous avions le Magnificat de Marie.
« Mon âme exalte le Seigneur… l
e Puissant fit pour moi des merveilles…
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge…
Il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères. »
