Mgr J-C. Dufour 26 février 2025 – Marc 9, 38-40 – Anniversaire de la mort du Père Fondateur des Servantes de Jésus-Marie-Alexis-Louis Mangin, ptre

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE :  26 février 2025 – Marc 9, 38-40
Anniversaire de la mort du Père Fondateur des Servantes de Jésus-Marie
L’abbé Alexis-Louis Mangin

 

Aujourd’hui, l’évangile nous invite à être à l’image de notre Dieu, à avoir comme lui un esprit ouvert en veillant au bien de nos frères et de nos sœurs. Le Seigneur Jésus  nous met en garde contre toute tentation d’exclusion de ceux qui ne sont pas avec nous.

Ça commence avec l’intervention de Jean qui dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »

Ces mots de Jean traduisent une grande violence. Elle traduit la peur de perdre, l’exclusion de l’étranger ressenti comme une menace, le désir farouche de protéger ou de conserver son pouvoir, de le brandir comme une arme face aux autres.
« Ne l’empêchez pas! Celui qui n’est pas contre nous est pour nous » déclare Jésus.
Ses apôtres sont invités à accepter que le bien se fasse au nom de Jésus même si ça se passe en dehors du groupe des apôtres.

Qu’est-ce qu’il faut comprendre?
Que Dieu nous parle aussi à travers les autres et pour écouter cette parole de Dieu à travers les autres, il faut avoir un esprit ouvert, à apprendre à admirer le bien qui se fait à travers les autres. Être chrétien, c’est garder ouvertes les portes de nos cœurs, les portes de nos vies, les portes de nos lieux de culte pour que les autres y trouvent un chemin vers Dieu. Être chrétien, c’est se réjouir que les bienfaits de Dieu se manifestent en notre monde.

À partir de l’évangile, il faut comprendre encore qu’il ne faut pas être un obstacle, une occasion de chute pour tous ceux à qui le Christ a voulu verser son sang sur la croix.

Nous ne devons pas devenir une occasion de chute pour nos frères ou nos sœur,
ni dans nos actions,
ni dans la marche de notre vie,
ni encore par nos regard sur les autres.
Rien ne peut justifier qu’on devienne un obstacle de la marche de nos frères ou de nos sœurs vers Dieu.
Rien ne peut justifier qu’on leur ferme l’accès au Seigneur.

Je termine par une prière.

« Seigneur, fais que mon regard sur les autres et sur moi-même
soit à la mesure de ton regard de miséricorde
sur notre monde comme sur chacun de nous.
Que je sache me réjouir de tous les biens qui se font autour de moi;
et que, Seigneur, je cherche ta plus grande gloire en toute chose.
Amen! »