Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 25 Octobre 2019
( Romains 6, 18-25a )
On a à nouveau ce matin un exemple où il faut faire très attention de notre façon de lire l’Écriture. Saint Paul se décrit lui-même alors qu’il était sujet de la loi alors que ce n’est plus le cas.
Aussi, j’ai souvent entendu des gens utilisant les mots de Paul qui dit : « Misérable que je suis. Qui me délivrera du corps de cette mort? »
Ils utilisent ces mêmes mots comme s’ils s’adressaient à tous les chrétiens d’aujourd’hui.
Même chose pour cette phrase qui nous dit : « nous sommes pécheurs, vendus au péché » « qui nous délivrera de cela.» Il ne faut pas s’appliquer ces phrases comme si elle s’appliquait à nous aujourd’hui.
Paul écrit à des personnes qui aiment le Seigneur, qui veulent le suivre à tout prix.
Oui, bien sûr, elles peuvent commettre des erreurs, mais elles NE sont PAS vendues au péché. Elles ne sont pas de personnes misérables qui attendent qu’une personne pour les délivrer du péché.
Saint Paul écrit comme il était encore sujet de la loi.
Il était alors impossible pour une personne ayant la nature pécheresse d’Adam de satisfaire à cette loi. Mais tout est changé depuis de temps là. Saint Paul le dit lui-même dans cette lecture : « Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. » Le libérateur est venu et Son nom est Jésus Christ! Il a ouvert la porte de notre prison et il nous a libérés.
Mais maintenant nous ne sommes plus morts! Dieu nous a ressuscités avec Christ, comme un don.
Il y a une des préfaces qui nous le dit : maintenant, nous sommes une « race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte. » Nous sommes là pour annoncer celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. (1 Pi 2,9)
Il faut comprendre cette lecture avec ce que Saint Paul écrivait déjà aux Corinthiens : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » ( 2 Cor. 5,17)
Ou encore avec les mots de la prière d’ouverture : « Portons notre regard vers l’homme à qui le ciel est donné pour trône… »
Et réjouissons-nous de la Bonne nouvelle que nous recevons aujourd’hui.
