Mgr J-C. Dufour – 25 novembre 2020 – Lu21, 12-19

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE :  25 novembre 2020 – Lu21, 12-19

 

Vraiment Jésus n’a rien caché à ses disciples.  Il les prévient qu’ils auront des difficultés, ils seront arrêtés et devront comparaître devant des rois et des gouverneurs à cause de son nom.   Ils seront appelés à témoigner.  Tout comme lui, ils seront affrontés au refus et à la persécution.  Beaucoup y laisseront leur vie.  Quand saint Luc écrit ces mots,  il s’adresse aux premiers chrétiens déjà persécutés.  Il leur recommande de tenir bon.  Le Christ mort et ressuscité est vainqueur de tout mal.  Il veut nous associer à la victoire et à sa gloire.

 

Les persécutions augmentent dans notre monde.  Les chrétiens sont exposés à la dérision et à la haine.  Tout comme leur Maître, ils deviennent un signe de contradiction.  Mais le Seigneur ne les abandonne pas.  Il est avec eux.  Jésus qui a toujours été présent, sera encore présent même dans les moments difficiles.  Jésus les rassure :  « Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai une langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires  ne pourront ni résister ni s’opposer. »

 

Aujourd’hui, il est difficile de témoigner du Christ dans un monde indifférent ou critique.   Nous pouvons témoigner  par toute notre vie, notre bienveillance, notre charité à la manière de Jésus.  L’amour du prochain demeure un témoignage discret, mais combien éloquent.

 

La première lecture est tout aussi encourageante.

 

« Et ceux qui sont victorieux de la Bête… : ils se tiennent debout sur cette mer de cristal. »  Dans cette première lecture,  l’auteur qui puise souvent dans l’Ancien testament,  fait référence au livre de l’Exode, à la traversée de la Mer Rouge par les fils d’Israël, qui avaient été retenus en esclavage en Égypte.  Ils fuient par la mer et traversent à pied sec, alors que les assaillants, Pharaon et son armée, sont submergés par les eaux et anéantis.  Cette traversée de la mer demeure une victoire sur le mal, sur la Bête, grâce       à l’intervention de Dieu.

 

De même, le Christ ressuscité est victorieux du mal et de la mort, et il nous entraîne tous et toutes dans notre passage vers Dieu et la vie éternelle.  Alors un chant inspiré du cantique de Moïse et le cantique de l’Agneau  (Exode 15,1-21)   est repris par toute la foule en présente de Dieu :  « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ».