Mgr J-C. Dufour – 25 août 2023 – Matthieu 22, 34-40

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 25 août 2023 – Matthieu 22, 34-40

Les pharisiens et les sadducéens réalisent très bien que Jésus commence à être influent.
Aussi, comme le font tous les partis politiques, ils voudraient bien le recruter pour l’avoir avec eux, et, si ce n’est pas possible de le recruter, au moins de le prendre en défaut. On veut savoir de quel côté se branche Jésus.

Au début de l’évangile, on apprend que Jésus a déjà cloué le bec des sadducéens qui avaient beaucoup d’influence sur les prêtres de leur temps.
Aujourd’hui, c’est le tour des pharisiens qui, eux aussi, voudraient bien savoir de quel côté se branche Jésus.  Peut-être trouveront-ils en lui un allié. Aussi, ils lui posent une question pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »  Et le Seigneur de leur répondre : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Je m’arrête juste aux premiers mots de la réponse de Jésus qui dit : « Tu aimeras ». Ça veut dire que ce n’est pas une histoire du passé. C’est plein d’avenir, c’est un projet, ça n’a pas de limites, il y a toujours un chemin à parcourir. Il y a toujours une réponse neuve qui est attendue : « Tu aimeras ».
Et puis, il y a dans ce « Tu aimeras » un message prophétique.

Saint Paul, à la fin de son hymne sur l’amour, nous dit : « L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. »
Lorsque nous serons au paradis, la seule chose qui existera, c’est l’amour. Ça veut dire que la prophétie de Jésus quand il nous dit « tu aimeras » se réalisera à la perfection.

En nous disant « Tu aimeras », le Seigneur manifeste beaucoup d’amour à notre endroit.  Il sait bien que c’est un besoin profond qui est à l’intérieur de nous parce que nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de Saint-Louis-de-France.
Je pense qu’il avait très bien compris ces deux mots : « Tu aimeras. »
C’était un homme profondément chrétien, fier et conscient des promesses de son baptême.
Il a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres.
Je comprends que la fête patronale de votre père fondateur soit la fête de Saint-Louis-de-France.

« Tu aimeras ». Tantôt, dans la prière eucharistique, je vais dire : « Affermis ton Église, en pèlerinage sur la terre, dans la foi et la charité. »
Demandons au Seigneur de nous aider à grandir dans l’amour, de nous donner un cœur semblable au sien, un cœur capable d’aimer comme lui.
Que notre prière soit aussi un beau merci au Seigneur pour son Amour, pour le même amour qu’il a semé dans nos cœurs.