Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 22 mai 2024 – Marc 9, 38-40
Encore un petit évangile qui nous rapporte la plainte des disciples contre quelqu’un qui faisait le bien, mais qui n’appartenait pas à leur groupe. Ce n’est pas long que Jésus les met à l’heure : « ne l’en empêchez pas… celui qui n’est pas contre nous est pour nous. », laissez-lui faire le bien, dit Jésus.
Sans trop réfléchir, les disciples se refermaient sur une idée, ils se disaient : seuls, nous pouvons faire le bien, parce que nous avons la vérité. Et tous ceux qui n’ont pas la vérité ne peuvent faire le bien.
Les disciples étaient intolérants, mais Jésus élargit leur horizon en leur disant à peu près ceci : si celui-ci peut faire le bien, il faut comprendre que tous peuvent faire le bien.
Tous nous avons le pouvoir et le devoir de faire le bien.
Le pape François, en se basant sur cet évangile, disait qu’il nous présentait une belle route pour la paix. En effet, si chacun fait sa part du bien, et le fait à l’endroit des autres, ça veut dire que nous pouvons nous rencontrer en faisant le bien. Et ainsi, nous construisons la culture de la rencontre; nous en avons tellement besoin.
Faire le bien, c’est une carte d’identité que notre Père a donné à tous, car il nous a faits à son image et à sa ressemblance. Lui, fait toujours le bien.
Ça me rappelle une histoire dans le temps de Moïse.
Deux hommes étaient restés dans le camp, et ils se mirent à prophétiser non pas dans la Tente mais dans le camp. On ne comprenait pas et on demanda à Moïse de les arrêter. Mais, loin d’être jaloux, Moïse prie le Seigneur d’envoyer son Esprit sur tout le peuple.
Le Seigneur nous fait passer un test aujourd’hui.
Quelle est la largeur de notre cœur?
Sommes-nous des disciples sans frontières, sans barrières?
Sommes-nous patients envers ceux qui cherchent?
Savons-nous voir le cœur au-delà des mots maladroits?
Savons-nous deviner l’amour profond qui se cache derrière des attitudes dérangeantes?
Lui, Jésus, l’a toujours fait.
