Mgr J-C. Dufour 2 septembre 2024 – Fête du travail – Matthieu 6, 31-34

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 2 septembre 2024 – Fête du travail – Matthieu 6, 31-34

 

« Dans les diocèses du Canada, journée spéciale de prières pour les personnes qui travaillent
et pour celles qui cherchent un emploi. »

Ce que  nous dit l’Ordo aujourd’hui; on note aussi que c’’est la fin des vacances d’été et la reprise des activités régulières.

Ce qui me frappe le plus aujourd’hui, ce sont les mots de la préface que je vais proclamer tantôt :

« Maître des temps et de l’histoire, tu as formé l’homme à ton image et lui as soumis l’univers et ses merveilles; tu lui as confié la création afin qu’il en soit le gardien et qu’en admirant ton œuvre il ne cesse de te rendre grâce. »

Le livre de la Genèse qui nous décrit notre condition humaine nous enseigne que le travail est à la fois joie et peine. Nous le savons par expérience, parfois notre travail est réconfortant, gratifiant, mais parfois aussi, il nous fait vivre des expériences douloureuses, des déceptions et des échecs.

Le travail est joie! Nous le découvrons d’abord en Dieu lui-même qui a admiré son œuvre.
Dans le récit de la création présentée dans le cadre de sept jours, on voit que le créateur, à la fin de chaque journée, déclare ce qu’il avait fait était bon jusqu’à affirmer, après la création de l’homme et de la femme, que c’était très bon.

Je comprends, il les avait faits à son image et à sa ressemblance. Ensuite

« Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde » (genèse 2,15).

C’était déjà une façon de nous faire comprendre que le Seigneur nous appelait à collaborer avec lui, à participer au développement harmonieux de la création, à bien gérer les richesses qu’il nous confiait.
C’est toujours vrai !

Comme Dieu, nous avons la chance d’admirer l’œuvre de la création, un beau coucher de soleil, une nature féérique, les couleurs de l’automne. Puissions-nous aussi admirer le travail des hommes qui est parfois étonnant.

Si le travail peut entraîner de la fierté, nous savons aussi qu’il peut entraîner des souffrances et des inquiétudes. Déjà, le créateur disait :

« C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie ». (Genèse 3,17)

Le livre de la Genèse nous fait comprendre que la joie et la peine font partie de notre condition humaine, et bien sûr de notre travail

C’est dans toute cette réalité gratifiante et souffrante que le Seigneur vient nous dire aujourd’hui en nous disant.

« Ne vous faites pas tant de souci ».

Ce n’est pas rien, quatre fois en quelques versets. Jésus connaît bien nos inquiétudes, mais il sait qu’elles peuvent nous amener à penser que tout dépend de nous et seulement de nous, nous conduire ainsi à un manque de foi. Alors il prend soin de nous rappeler que Dieu est proche de nous, que notre

« Père céleste sait que vous en avez besoin. »

Cette affirmation de Jésus rejoint les demandes que nous allons exprimer dans le Notre Père tantôt :

« Donne-nous notre pain de ce jour… pardonne-nous nos offenses… délivre-nous du mal »,

des paroles qui traduisent notre confiance. Faisons nôtre la prière après la communion.

« Donne-nous d’accomplir les tâches que tu nous as confiées,
pour subvenir à notre vie sur la terre
et travailler avec confiance
à la construction de ton royaume. »

Prions pour les gens qui travaillent et pour ceux qui cherchent un emploi.