Mgr J-C. Dufour- 2 septembre 2020 – Luc 4,38-44

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 2 septembre 2020 – Luc 4,38-44

 

En parlant du bon berger, Jésus disait : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » (Jn 10,10) Le Seigneur vient nous rejoindre là où nous sommes. On le voit dans l’évangile d’aujourd’hui. Il commence par la belle-mère de Simon qui est malade, au lit. Il la prend par la main et il la fait lever. C’est une belle image, c’est ce qu’il veut faire avec nous.   Nous sommes souvent paralysés par la fièvre du péché qui prend toutes sortes de formes dans nos vies. Mais le Seigneur vient nous rejoindre là où nous sommes. Il nous remet debout pour nous mettre au service de nos sœurs et de nos frères, comme la belle-mère de Simon : « la femme se leva et elle les servait ».

« Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » On le voit encore en soirée. Au coucher du soleil, on amène à Jésus des malades atteints de toutes sortes d’infirmités et des possédés. « Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même les démons sortaient de beaucoup d’entre eux. »  On peut imaginer qu’il leur manifestait une attention infatigable, pourtant il ne faut pas l’oublier, il ne se contente pas de guérir les malades, son but premier, c’est de sauver tous les hommes.

Qu’est-ce qui se passe après une telle journée ? Jésus aurait pu en profiter pour prouver qu’il est bien le messie, pour se mettre en avant, pour montrer sa puissance, mais rien de tout cela. Au contraire, il se retire dans un endroit désert pour prier. Il a besoin de vivre un cœur à cœur avec son Père. Les foules « le retenaient pour l’empêcher de les quitter ». Mais il leur dit qu’il doit aller annoncer la Bonne Nouvelle dans d’autres villes. C’est son premier objectif.

Il me semble qu’aujourd’hui, le Seigneur nous invite à le rejoindre dans « un endroit désert » pour prier nous aussi. Nous lui confions, comme il l’a fait toute la soirée, ceux et celles qui sont éprouvés par la maladie, surtout en ce temps de pandémie. Prions-le encore les médecins, les infirmiers et infirmières, pour ceux et celles qui accompagnent les malades.   Et comme pour la belle-mère de Simon, cette rencontre avec le Seigneur nous permettra de nous mettre en tenue de service pour annoncer, avec Jésus, la Bonne Nouvelle à tous les désespérés du monde.