Mgr J-C. Dufour – 2 décembre 2023 – Notre-Dame de Nazareth

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 2 décembre 2023 – Notre-Dame de Nazareth

 

Après s’être retiré en Égypte pour protéger l’enfant et sa mère, « Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël.  Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre.  Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth »

La vie cachée, menée par Jésus au pays de Nazareth est un mystère de salut et un témoignage de vie sainte : dans la maison de Nazareth, notre sauveur soumis à Marie et Joseph a passé la plus grande partie de sa vie.  Il est celui que Dieu avait envoyé, mais comme tous les siens, il a été sujet de la Loi.  À Nazareth,  il  a été un enfant qui grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse.

Il y avait aussi Marie en compagnie de son fils.  Dans la maison de Nazareth, elle-même se fait disciple du Fils; elle reçoit les prémices de l’évangile et les garde en méditant dans son cœur.

Il y avait aussi Joseph, l’homme juste dont on ne connaît aucune parole, mais qui a veillé avec attention sur Jésus et sur Marie.

Joseph et Marie unis par un amour profond et très pur, partagent la même vie humble de prière, de silence et de travail dans la joie comme dans la douleur.
Le royaume de Dieu est déjà présent et à l’œuvre dans la maison de Nazareth.

Notre Dame de Nazareth!  Ça pris huit ans avant que je choisisse cette célébration!
Pourtant, comme ça doit éveiller des souvenirs chez vous.
Dans vos Constitutions et Normes, on peut lire pas mal sur l’esprit de Nazareth qui doit régner chez vous.

La vie des Servantes de Jésus-Marie se modèle sur celle de la Sainte Famille de Nazareth où régnait la plus parfaite union des esprits et des cœurs, Jésus étant pour Marie et Joseph, l’unique centre.  Adoratrices de l’Eucharistie, elles trouvent dans ce Sacrement d’amour, le signe de leur unité, le lien de leur charité.

Dans une communion fraternelle authentique, elles se revêtent des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience,[1] appliquées à «conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix».[2] Ainsi le monastère est un véritable foyer où les sœurs goûtent « combien il est bon et doux de vivre ensemble ».[3] (Ps 132)

Cette dilection toujours croissance d’où découle une puissante vertu apostolique, manifeste que le Christ est toujours vivant au milieu d’elles.  De cette façon, elles collaborent au rayonnement de l’Église sur le monde entier.

Ils sont beaux les mots de la prière sur les offrandes :

« Puissions-nous à l’exemple de la Vierge de Nazareth nous donner nous-mêmes à toi comme une offrande sainte qui te plaise. »

Beaux aussi les mots de la prière après la communion :

« Puissions-nous travailler en silence à bâtir ton Royaume ici-bas et goûter sans fin le bonheur du ciel avec ton Fils »

C’est la grâce que je souhaite à tous!

[1] Col 3,12

[2]Éph 4,3

[3] Ps 132