Mgr J-C. Dufour 2 août 2024 – Matthieu 13, 54-58

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 2 août 2024 – Matthieu 13, 54-58

 

Souvent, quand on parle de la mission de Jésus, on aime bien s’arrêter aux belles images;
par exemple quand Jésus guérit des lépreux,
qu’il ressuscite un jeune garçon,
quand il parle aux foules qui trouvent que personne ne parlait comme lui,
quand il libère des possédés,
qu’il pardonne comme on ne pouvait pas l’imaginer.

Nous aimons bien ces images positives, mais il y en a d’autres qui nous dérangent, qu’on aimerait mieux ne pas voir.
On n’aime pas trop quand on voit les pharisiens tramer un complot contre Jésus.
On n’aime pas trop quand on essaie de le lapider.

Pourtant dès le début de sa mission, Jésus revient à Nazareth, son village d’origine.
On voit dans l’évangile qu’il fait face aux critiques et au rejet.   Les gens disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N’est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? »
Mais lui, Jésus, savait où il s’en allait et il sait comment ça va se terminer.
Pour lui, l’onction de Dieu n’est pas une couronne de roi sur un coussin de velours, mais une couronne d’épines sur le bois de la croix.
Quand Jésus a accepté sa mission, c’est à tout ça qu’il a dit « oui ».

Pourtant, il n’était pas venu faire la guerre, il était venu ouvrir un chemin de paix, en sacrifiant sa propre vie.
Il est venu dire la Vérité qui conduit à la Vie et certains ne l’ont pas entendu parce qu’ils ne voulaient pas l’entendre.

Qu’en est-il pour nous ?

Voyons-nous en Jésus celui qui nous enseigne le bon chemin et nous ouvre à la vie éternelle ?
Ou préférons-nous lui dire que ses paroles nous dérangent dans notre façon de voir la vie ?
Avons-nous peur de prendre le risque d’affirmer et de vivre notre foi devant un monde qui le nie, qui le refuse et qui en interdit la dévotion ?

À chacun de nous, Jésus se présente comme Seigneur et Sauveur.
Ce jour-là, dans son village, au début, tout le monde faisait son éloge,
mais, à un moment donné, on veut le précipiter en bas d’un escarpement.

La liberté de l’accueillir ou de le refuser nous appartient
comme
ce jour-là dans la synagogue de son village.