Mgr J-C. Dufour 1er octobre 2025 – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – Luc 9,57-62

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 1er octobre 2025 – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – Luc 9,57-62

 

Nous fêtons aujourd’hui Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle communiait au radicalisme de l’évangile où Jésus déclare que le suivre exige en détachement et un engagement sans compromis.

Dans l’Évangile, Jésus nous dit qu’il attend de ceux qui auront comme tâche d’annoncer le règne de Dieu. Quelles sont les compétences attendues ?

Jésus prend avec courage la route de Jérusalem où il va mourir. Il reconnait que le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. On comprend qu’Il cherche des candidats qui lui ressemblent, des gens préoccupés d’aller de l’avant, qui ne lâchent pas à la première difficulté.

« Laisse les morts enterrer leurs morts », dit-il à un autre. Ce qu’il attend de ses disciples c’est qu’ils ne restent pas paralysés par leur deuil comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Il veut des gens qui vont annoncer que Dieu veut la vie du monde, annoncer que Jésus est ressuscité et veut nous ressusciter nous aussi.

Finalement à un troisième, Jésus dit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. Quand le cultivateur veut labourer sa terre. Il ne regarde pas en arrière, mais en avant. Jésus lui-même nous donne l’image d’un homme toujours en marche, résolument tourné vers l’avenir, passionné par le mystère de Dieu, passionné de transmettre la vie, parce que la vie pour lui, c’est la réalité la plus magnifique et la plus extraordinaire au monde.

Sainte Thérèse n’a pas eu la vie facile : la mort de sa mère à l’âge de 4 ans, ses sœurs Pauline et Marie qu’elle avait choisies pour prendre la place de sa mère entre au Carmel, et puis sa longue maladie de tuberculose qui a fait en sorte qu’elle s’est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n’ont pas la foi.

Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa ‘petite voie’ d’abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s’offre à l’amour miséricordieux de Dieu.

Elle communiait au radicalisme  de l’Évangile où Jésus déclare que le suivre exige en détachement et un engagement sans compromis. Pas pour rien qu’elle est Docteur de l’Église et patronne des missions.

Nous sommes disciples de Jésus, il nous a embauchés pour la mission, il nous invite à mettre la main à la charrue, n’hésitons pas à le faire parce que le Semeur n’est pas loin, juste derrière nous pour semer.