Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 1er avril 2024 – lundi, octave de Pâques – Matthieu 28, 8-15
« Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples »
Ces femmes courageuses qui ont suivi Jésus pendant sa passion sont, sans doute, encore profondément meurtries par les souffrances infligées à Jésus, par sa mort et sa disparition du tombeau où on l’avait été déposé. Mais il a suffi de quelques mots d’un ange pour que la braise de leur cœur devienne comme un feu brûlant. Pas étonnant qu’elles soient craintives et toutes joyeuses.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre comme s’il voulait les remercier et les récompenser pour l’audace qu’elles avaient eue d’aller au tombeau de bonne heure.
Mais elles « s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. »
C’est l’attitude la plus grande qu’on peut avoir comme être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur. Loin d’être une attitude de servilité, c’est une attitude d’amour et d’adoration comme nous sommes invités à le faire devant l’eucharistie.
On ne peut ignorer que l’évangile nous présentait deux groupes de personnes témoins du même événement, mais qui le vivent de manière complètement opposée. Des femmes remplies de crainte et de grande joie chargées d’annoncer le Christ ressuscité et des soldats pervertis par les grands prêtres et les anciens chargés de suivre leurs instructions.
Et si nous prenions le temps ce matin d’écouter les paroles de l’ange ;
si nous prenions le temps de découvrir dans nos vies de solides indices et des traces du Bien-Aimé ;
si nous prenions le temps de réaliser que nous sommes comme ces femmes remplies d’amour et d’adoration ;
si nous prenions le temps d’écouter la mission que le Christ leur a confiée
et qu’il nous a confiée depuis notre baptême, de l’annoncer partout où nous sommes.
