Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 1er août 2025 – Matthieu 13, 54-58
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »
Ordinairement, quand on pense à Jésus, on aime bien s’arrêter aux belles images :
quand il fait des miracles, lorsqu’il guérit quelqu’un, quand il parle aux foules ou lorsqu’il libère des possédés, etc…
On s’arrête aux images positives. On évite les images dérangeantes :
quand on le chasse des synagogues, lorsqu’on essaie de le lapider. On en avait un bel exemple dans l’évangile d’aujourd’hui. Au début, les gens de son village étaient frappés d’étonnement puis, à la fin, ils étaient profondément choqués à son sujet.
Tout au long de sa vie, on sait que Jésus a fait face à la critique et aux rejets.
Il avait compris que l’onction de Dieu n’était pas une couronne de roi sur un coussin de velours ; c’était une couronne d’épines sur le bois de la croix. Quand Jésus a dit oui à sa mission il a dit oui à tout cela !
Ce passage de l’évangile nous enseigne une chose importante.
Jésus nous laisse libres; il propose, il n’impose pas ses dons. Ce jour-là, face à ses compatriotes, Jésus ne s’est pas laissé aller aux menaces et aux invectives. Les disciples indignés lui proposèrent de faire descendre le feu du ciel sur ce village, mais Jésus se retourna et les réprimanda. (cf. Lc 9, 54)
Il fait de même aujourd’hui. On a l’impression que « Dieu est timide ».
Il a bien plus de respect pour notre liberté que nous n’en avons pour la liberté les uns des autres. Ça nous donne une grande responsabilité. Saint Augustin disait : « J’ai peur de Jésus qui passe ». Il pourrait en effet passer sans que je m’en rende compte, passer alors que je ne suis pas prêt à l’accueillir.
Jésus est venu nous dire la vérité qui conduit à la vie.
Il vient nous montrer le bon chemin qui nous ouvre à la vie éternelle.
Il y a des gens qui l’ont entendu et d’autres qui ne voulaient pas l’entendre.
C’est à chacun de nous que Jésus se présente comme Seigneur et Sauveur ….
Mais la liberté de l’accueillir ou de le refuser nous appartient !
