Mgr J-C. Dufour – 17 janvier 2024 – Saint Antoine

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 17 janvier 2024 – Saint Antoine

 

Je me suis dit que vous connaissez tellement bien l’évangile d’aujourd’hui que je serais mieux de vous parler de saint Antoine, né vers 250 et décédé en 356.
Ce n’est pas la vie au désert qui l’a fait mourir, il est décédé à l’âge de 105 ans.

C’était un jeune homme riche, grand propriétaire terrien en Égypte.  Il était préoccupé par son salut parce qu’il avait lu dans les Actes des Apôtres que la première communauté chrétienne mettait tout en commun.

Un jour, dans une église, il entend l’évangile du jeune homme riche.  Il est saisi par la ressemblance qu’il y avait entre le jeune homme riche et lui.  Il est convaincu que ce texte s’adresse à lui, et alors, il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire dans le désert, dans un fort militaire abandonné.  Il était fasciné par un texte ou l’autre de l’évangile.
Je suis persuadé qu’un texte ou l’autre de l’évangile remonte assez régulièrement dans votre mémoire.

Dans le désert, pendant plus de vingt ans, il subira des tentations terribles.  « Les épreuves nous sont profitables », disait-il.  Il ajoutait « Supprimez les tentations, et personne ne sera sauvé. »

Des disciples viennent le rejoindre, et pour eux, il organise la vie monastique.  Il eut tellement de disciples qu’il est considéré comme le « père des moines ».
Il disait à ses disciples : « Efforçons-nous de ne rien posséder que ce que nous apporterons avec nous au tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice. »

J’ai dit tantôt que saint Antoine était fasciné par un texte ou l’autre de l’évangile.
C’était sans doute le cas pour l’évangile d’aujourd’hui où Jésus qui ne fait que du bien est condamné par les pharisiens que, eux, font le mal le jour du sabbat n’ayant aucune pitié pour l’homme qui a une main atrophiée.
Et comble de tout, tout cela se passe dans une synagogue, lieu d’écoute de la Parole de Dieu.
Là où il devrait y avoir une vie, c’est la violence qui déploie ses cercles meurtriers.
Mais Jésus essaie d’ouvrir leurs cœurs à la compassion, à l’amour des autres.
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal?  De sauver un vie ou de tuer? »
Jésus choisit de guérir le malade.
Il veut faire comprendre aux auditeurs que ce n’est que ce n’est pas le rigorisme qui compte aux yeux de Dieu mais l’amour du prochain.