Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 17 février 2015 – Marc 8, 11-13
Jésus vient de guérir la petite fille d’une femme syro-phénicienne, il vient de guérir aussi un sourd-muet; il vient de multiplier les pains pour une foule d’environ 4000 personnes, pourtant « Les pharisiens survinrent… ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. »
Forts de leur savoir, désireux de vérifier, ils attendent un signe venant du ciel qui prouve que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu.
Mais Jésus refuse de leur donner le signe qu’il demande. « Aucun signe ne sera donné à cette génération. » Saint Jean de la Croix disait :
« Dieu pourrait nous répondre : « Je t’ai tout dit en ma Parole qui est mon Fils, je ne peux pas t’en dire davantage… Si tu le regardes bien, tu y trouveras tout, parce qu’il est toute ma parole et toute ma réponse, toute ma vision et toute ma révélation
Ce que Jésus veut nous faire découvrir ce matin, c’est que :
tout signe qui ferait du bruit ne lui rendrait pas témoignage.
Tout signe qui susciterait l’enthousiasme des foules ferait obstacle à la puissance de la discrétion que Jésus a choisie en se faisant l’un de nous.
Jésus préfère convaincre non pas à force de signes, d’arguments d’autorité
mais en touchant nos cœurs.
C’est là, dans ce lieu secret, dans ce pain et ce vin, qu’il vient maintenant nous faire signe.
Car Jésus et son Évangile ne sont pas un problème à résoudre ni une proposition à prouver,
Jésus est une Personne à rencontrer,
qui met à l’épreuve notre capacité à nous ouvrir à son mystère.
Mystère qui se voile au fur et à mesure qu’il se dévoile.
