Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 16 juin 2025 – 2 Corinthiens 6, 1-10
Dès le début de la première lecture, Paul parle de coopérateurs de Dieu.
Je pensais qu’il parlait de lui, mais le mot «coopérateurs » est au pluriel. Paul, les autres apôtres et les croyants de Corinthe sont engagés dans le même combat, unis dans un même projet, celui de répandre dans tout l’empire romain la Bonne Nouvelle du pardon des péchés, une amnistie pour tous ceux qui veulent bien la saisir. C’est la responsabilité de tous ceux qui se disent chrétiens.
Nous sommes les coopérateurs de Dieu. Il y a déjà tout un enseignement dans ces quelques mots. Souvent les gens pensent qu’ils travaillent pour Dieu mais alors qu’ils devraient dire qu’ils travaillent avec Dieu. C’est ça que le mot « coopérateur » veut dire.
Pourquoi on ne peut pas dire qu’on travaille pour Dieu?
C’est simple! Parce qu’on fond, Dieu n’a pas besoin réellement de nous, parce qu’on n’est pas indispensables pour lui. Dieu n’est pas notre employeur, notre patron. Non! Il est notre père. Nous sommes appelés à travailler avec lui comme un enfant bien-aimé.
Rappelons-nous toujours que nous sommes les coopérateurs de Dieu.
Ensuite, il faut toujours nous rappeler que sans Dieu on ne peut rien faire.
C’est vrai que nos bras, nos jambes, notre esprit nous permettent de faire des œuvres missionnaires, mais qui agit dans les cœurs, dans les âmes? Qui? Si non Dieu?
Jésus disait qu’il fallait remettre à César ce qui est à César. Dans le même sens, il nous faut apprendre à remettre à Dieu ce qui est à Dieu.
Offrons notre être à Dieu pour qu’il œuvre avec nous, à travers nous, mais restons bien à notre place en laissant Dieu faire les choses au lieu de penser à les faire à sa place.
Et puis, Saint Paul, fait état de toutes les tribulations que les ministres de Dieu rencontrent dans leur vie de missionnaires: détresses, difficultés, angoisses, coups, la prison, les émeutes etc…
Ces tribulations ne sont pas sans nous poser de sérieuses questions.
Sommes-nous vraiment prêts à accepter ces tribulations dans notre vie de foi et de missionnaire?
Sommes-nous prêts à être missionnaires à condition que ce ne soit pas trop dur?
Jésus et Paul nous appellent à être des missionnaires tout court!
Petits avec les petits, pauvres avec les pauvres en ayant confiance en la Providence de Dieu, en la miséricorde de Dieu, sans autre sécurité que la foi que nous avons en Dieu.
Ce n’est pas pour rien que nous avons demandé dans la prière d’ouverture :
« qu’au milieu des changements de ce monde,
nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. »
