Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 15 novembre 2024 – Luc 17, 26-37
Dans les versets précédents, Luc nous dit que : « Jésus marchait vers Jérusalem ». Sachant que sa fin approche Il en profite pour nous donner un enseignement sur notre fin à nous.
Il nous parle de Noé, de Sodome, de la femme de Loth. On sait très bien ce qui s’est passé dans ce temps là. On pourrait tout résumer en disant que c’était un monde de péchés. Mais Jésus ne s’arrête, ni sur les péchés des gens dans le temps de Noé, ni sur les péchés des gens de Sodome. Il parle d’activités bien ordinaires : manger, boire, se marier, acheter, vendre, planter, bâtir.
Rien de repréhensibles dans ces activités!
Il fait juste remarquer qu’anciennement, les gens ont été surpris par un déluge d’eau ou un déluge de feu lors qu’ils se livraient à leurs activités quotidiennes sans jamais penser à regarder plus loin. Ils avaient oublié que leur existence aurait une fin.
Aujourd’hui, il arrive encore que des gens vivent comme si on ne connaîtrait jamais de fin, comme s’il n’y avait aucun au-delà, comme si Dieu n’existait pas et n’avait rien à nous dire.
Et Jésus, en pensant à sa propre fin, nous parle d’un jour qui en surprendra beaucoup, d’un jour qu’il faut songer à préparer. Ce jour-là, on n’aura pas le temps de retourner en arrière, de descendre dans sa maison pour faire sa valise, prendre ses bijoux, pour emporter notre manteau.
Autrement dit, Jésus nous dit que ce jour là, on ne pourra pas compter sur nos biens, sur notre compte de banque, sur nos acquis, et encore plus sur nous-mêmes pour notre salut. Si on comptait seulement sur nos propres forces pour y parvenir, on ferait une erreur fatale.
Marchant vers Jérusalem, vers sa fin, Jésus nous rappelle la précarité de nos existences, le caractère éphémère de ce monde.
Que faut-il faire?
St Jean nous le disait d’une très belle manière dans la 1e lecture :
« Mais celui qui reste attaché à l’enseignement, celui-là trouve le Père et le Fils »
Et quel est cet enseignement? Il nous le disait encore :
« Je te le demande :
aimons-nous les uns les autres…
et ce commandement, comme vous l’avez appris dès le début,
c’est que vous viviez dans l’amour. »
