Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 14 janvier 2026 – Marc 1, 29-39
À comparer avec les autres miracles, la guérison de la belle-mère de Simon ne semble pas très important. La description est très courte et ne révèle rien de particulier. Mais cette guérison se produit entre deux événements marqués par une démonstration de puissance.
Ce jour-là, à Capharnaüm, on peut dire que c’est déjà tout l’évangile.
C’était un jour de sabbat! Jésus se rend à la synagogue et il enseignait. Il n’enseignait pas comme les scribes; il enseignait en homme qui a autorité. Et voilà qu’il interpelle un homme tourmenté par un esprit impur et qu’il le délivre. Les gens étaient très frappés et se demandaient ce que cela pouvait signifier. Vraiment il commandait avec autorité. C’était un jour de sabbat; les gens contiennent leur enthousiasme interdite le jour du sabbat.
Mais le soir, lorsque le sabbat fut terminé, on amène à Jésus les malades et les démoniaques. C’était toute la petite cité qui se pressait à la porte. Les plus bruyants étaient les démons, obligés par une force secrète à se prosterner en criant : Tu es le Fils de Dieu ! Jésus les fait taire en les chassant, et guérit ceux qui souffraient de diverses maladies. Dans cette première prise de contact sympathique avec le peuple, son cœur indulgent compatit à leurs misères et les adoucit libéralement.
La guérison de la belle-mère de Simon se situe entre deux manifestations de puissance de la part de Jésus. Dans le chaos de Capharnaüm, Jésus restaure la santé et la vie. Il faut le suivre dans son mouvement pour restaurer le monde malade.
J’ai dit tantôt que cette journée, à Capharnaüm, on avait le tout de l’évangile. Et ça continue :
« Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
