Mgr J-C. Dufour 13 décembre 2024 – Matthieu 11, 16-19

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 13 décembre 2024 – Matthieu 11, 16-19

 

Jésus constate avec regret qu’on lui a fermé la porte comme à Jean-Baptiste, pour des raisons complètement opposées l’une à l’autre.
Jean ne mangeait pas, on dit que c’était un possédé.
Jésus mange et boit, on dit que c’est un glouton.
On peut penser que les humains n’ont pas tellement changé, qu’ils sont souvent portés à l’opposition. Si quelqu’un dit « blanc », l’autre dira « noir ». On le voit entre les individus, mais aussi entre les nations.

Comment faire pour s’en sortir ?
Il me semble qu’on a besoin de découvrir la simplicité du cœur.
Et comment faire pour arriver à la simplicité du cœur ?
La meilleure façon, je pense, c’est de contempler le mystère de Noël qui approche.

Comment ne pas être ému en contemplant cet enfant faible et démuni, reposant sur la paille d’une crèche, et pourtant c’est le Fils de Dieu venu nous racheter.
Il y en a qui l’ont regardé avec mépris et qui ont voulu le tuer;
d’autres sont passés à côté de lui, complètement indifférents et ignorant sa véritable identité.
D’autres sont entrés en sa présence et lui ont rendu hommage et lui ont offert des cadeaux.

La simplicité du cœur nous permet de saisir que le cœur du Christ bat pour nous, qui que nous soyons.   Elle nous permet de comprendre ce que signifie cet enfant pour la vie des hommes, pour l’histoire de notre pauvre humanité. Avec celui qui vient, il y a un espoir qui commence à grandir et que rien ne pourra arrêter parce qu’il prend racine dans le cœur de Dieu lui-même.

Merci, Seigneur, de penser à nous malgré nos errances.
Merci pour l’espérance et le sens que tu donnes à nos vies, à chaque vie,
par ton amour qui ne connaît pas de limites.

Jean-Baptiste et Jésus ont rencontré l’opposition. On peut dire que Marie et Joseph ont fait la même expérience dans la nuit de Noël. Toutes les portes étaient fermées; personne n’avait remarqué que la joie annoncée se réalisait devant leurs yeux.

Au lendemain de la fête de l’Immaculée Conception, demandons à celle qui est toute proche de Dieu, à Marie qui ne peut rien nous refuser,
de nous aider à garder la porte de nos cœurs toute grande ouverte à la joie qui vient.