Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 11 septembre 2024 – Luc 6, 20-26
En même temps qu’il le constate, Jésus annonce la Bonne Nouvelle en l’abordant de deux côtés.
Du côté du mot « Heureux », c’est la promesse où chaque appel devient une offre de bonheur.
Du côté du mot « Malheureux », c’est un avertissement quand l’homme sentira le manque qui le ramènera à l’essentiel.
Qu’on soit riches ou pauvres, la possession des biens, la prise d’un pouvoir ou la quête des honneurs comme seul but dans la vie détourne le croyant du vrai bien et du vrai bonheur.
L’attachement au Christ et au Royaume du Père, et non aux honneurs et aux biens, devient la véritable richesse et la meilleure récompense.
La fidélité au Christ et au Royaume du Père représente le témoignage du disciple qui sait, à l’image de son Seigneur, aimer par-dessus tout, vivre sa foi en dépit des valeurs de ce monde.
L’accueil de l’Évangile est un bonheur à vivre
quand il puise sa force dans celle du Christ,
quand le témoignage permet de voir ce qu’est l’amour de Dieu face à la haine,
sa miséricorde face au mépris,
sa bienveillance face à l’insulte,
son pardon face au ressentiment des hommes.
Il est remarquable de constater dans l’évangile de Luc que tous sont bénéficiaires du salut :
les hommes et les femmes, les riches et des pauvres,
le paralytique et Lévi,
le publicain,
le riche Zachée
et le mendiant aveugle,
le centurion romain
et la veuve de Naïm,
Simon le pharisien
et la femme pécheresse.
La Bonne Nouvelle est pour tous. Le Royaume est offert à tous,
maîtres et serviteurs,
Galiléens et gens de Jéricho et de Jérusalem.
Tous sont appelés à bénéficier de la miséricorde du Père.
Les béatitudes sont un véritable appel à la conversion.
