Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 11 février 2025 – Notre-Dame de Lourdes – Jean 2, 1-11
En cette fête de la bienheureuse Vierge Marie de Lourdes, nous soulignons la journée mondiale des malades. Des millions de visiteurs, pèlerins et malades viennent du monde entier à Lourdes afin d’obtenir la grâce de la conversion et le soulagement de leurs épreuves.
Tout a débuté quand la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous. Il est normal que Marie, mère et modèle de l’Église, soit invoquée et vénérée comme le salut des malades. Parfaite disciple de son Fils, elle a toujours fait preuve d’une sollicitude particulière pour ceux qui souffrent.
J’ai dit parfaite disciple de son Fils.
Pas plus tard qu’hier, nous avons écouté un évangile qui nous parlait des guérisons opérées par Jésus. Dès qu’il aborde à Génésareth, les gens parcourent toute la région pour lui apporter les malades. En plus, dans tous les endroits où il se rendait, villages, villes ou campagne, on déposait les infirmes sur les places. Ceux qui arrivaient à toucher la frange de son manteau étaient sauvés. Tous les évangélistes insistent sur les multiples guérisons de Jésus.
Je pense que Jésus a d’abord voulu nous montrer qu’il prenait nos maladies et nos infirmités au sérieux jusqu’à s’en charger. Il a tellement ressenti notre souffrance qu’il l’a prise sur lui.
En cette journée des malades, je vous lis les mots du pape Paul VI prononcés le 8 décembre 1965, lors de la clôture du Concile Vatican II.
« Le Christ n’a pas supprimé la souffrance; il n’a même pas voulu nous en dévoiler entièrement le mystère : il l’a prise sur lui, et c’est assez pour que nous en comprenions le prix.
Vous tous qui sentez plus lourdement le poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez, vous qui êtes persécutés pour la justice, vous sur lesquels ont se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage; vous êtes les préférés du royaume de Dieu, le royaume de l’espérance, du bonheur et de la vie; vous êtes les frères du Christ souffrant, et avec lui, si vous le voulez, vous sauvez le monde. »
Après avoir été déclarée heureuse par Élisabeth à qui elle rendait visite, Marie a proclamé son Magnificat.
Ce n’est pas le cantique de ceux à qui sourit la fortune. Il est le merci de ceux qui connaissent les drames de la vie et mettent leur confiance dans l’œuvre rédemptrice de Dieu.
Comme Marie, l’Église porte en elle les drames humains et la consolation divine tout au long de l’histoire.
Le pape Benoit XVI disait :
« Acceptée et offerte, partagée sincèrement et gratuitement,
la souffrance devient un miracle de l’amour… »
