Mgr J-C. Dufour- 10 janvier 2020 – Luc 5,12-16

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 10 janvier 2020 – Luc 5,12-16

 

« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier »

Ce n’est pas n’importe qui qui fait cette prière à Jésus, mais un lépreux, quelqu’un qui doit garder ses distances parce qu’on croyait que la lèpre était contagieuse.  Et Jésus, sans tarder,  de lui répondre : « Je le veux, sois purifié ».  Ensuite « De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies »

C’est révélateur!   On voit le lépreux qui, pourtant, doit garder ses distances,  qui est rejeté par la société, qui est considéré comme maudit ou puni par Dieu,  qui ose s’approcher de Jésus pour recouvrer la santé et la dignité.  Et Jésus répond immédiatement à sa prière.  Ce qu’on découvre tout de suite, c’est  la différence entre la pensée de Dieu et la nôtre, entre sa miséricorde infinie et la nôtre si limitée.

Ça nous touche!  On devrait être en mesure de se reconnaître dans cet évangile.  Nous ressemblons tous, d’une manière ou d’une autre,  d’une manière visible et cachée,  à ce lépreux ou aux autres malades de l’évangile.  On peut se demander qui est notre docteur?  À qui pouvons-nous courir pour crier au secours?  « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ».  Quel cri de confiance et de foi!  Sans tarder, le Seigneur lui répond parce que son  cri a pénétré avec force le Cœur de Jésus et a suscité sa  pitié, sa miséricorde agissante :  « Je le veux, sois purifié. »

La vie du lépreux est transformée,  la lèpre le quitte.  Toute sa vie est illuminée,  il a cru, et la grâce lui a été accordée.  Il arrive parfois que nous ayons à vivre quelque chose de difficile, de pénible. Crions vers Celui qui peut tout.  Il demande seulement qu’on lui fasse confiance pour qu’il puisse faire quelque chose et nous transformer.  Le lépreux, avec la maladie qu’il avait, aurait pu facilement s’imaginer qu’il était trop tard,  mais il n’est jamais trop tard.  Jésus est toujours là, mendiant un peu de foi.   Avec la petite Thérèse rappelons-nous toujours cette petite phrase: « On n’a jamais trop de confiance dans le Bon Dieu, si puissant et si miséricordieux! »