Mgr J-C. Dufour 10 février 2025 – Psaume 103

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 10 février 2025 – Psaume 103

 

« Bénis le Seigneur, ô mon âme. »

C’est le début et la fin du psaume 103, un psaume de reconnaissance à Dieu.
Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein. Si des gens regardent le verre à moitié vide, ça veut dire qu’ils fixent leur attention sur leurs difficultés. Alors les jours à venir peuvent être plus pénibles parce qu’ils se concentrent sur le côté négatif. Ils ne seront pas portés à remercier le Seigneur.
Si, d’un autre côté, ils regardent le verre à moitié plein, ça veut dire qu’ils portent leur attention sur les bonnes choses que nous avons. Alors, il y a de bonnes chances pour que les jours à venir se transforment positivement. Ils remercieront le Seigneur.

Ça ne vient pas tout seul d’avoir un cœur reconnaissant. Il faut le dire, le cœur humain est lent à remercier et prompt à se plaindre. Nous sommes souvent ingrats et mécontents. Ce n’est pas dans notre nature de bénir Dieu pour les biens qu’il nous donne.

David qui a écrit le psaume 103 commence par une exhortation personnelle :
« Bénis le Seigneur, ô mon âme, Seigneur mon Dieu, tu es si grand. »  Il se parle à lui-même; c’est comme s’il se disait : « Vas-y ! Fais-le ! Bénis l’éternel ! » Lui qui est un homme zélé pour Dieu sait très bien que la reconnaissance n’est pas toujours là, qu’elle a besoin d’être ravivée. Pour cela, il fait mémoire des merveilles de la création, ce qui l’encourage pour bénir le Seigneur. « Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux de montagne ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage, on entend leurs cris. »

Je pense que c’est ce que la liturgie veut faire ce matin. Nous avons entendu le récit des quatre premiers jours de la création qui se terminait par un refrain : « Et Dieu vit que cela était bon »
Et le psaume abondait dans le même sens : « Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur, tout cela ta sagesse l’a fait. »
Et que dire de l’évangile. Les gens se mirent à apporter les malades sur des brancards… ils les suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. »

Je ne sais pas si vous êtes venus avec un verre à moitié vide ou à moitié plein.
Mais laissons le Seigneur le remplir à ras de bord, et alors nous pourrons chanter nous aussi :
« La terre s’emplit de tes biens, bénis le Seigneur, ô mon âme. »