Mgr J-C. Dufour – 4 juillet 2022 – Matthieu 9, 18-26

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 4  juillet 2022 – Matthieu 9,  11-26

 

L’évangile nous raconte l’histoire d’un notable, un père qui éprouve une douleur immense, sa petite fille vient de mourir.
Mais il a une grande espérance;  il court vers Jésus qui la relèvera : « Ma fille est morte à l’instant, mais vient lui imposer la  main, et elle vivra. »
Il a une grande foi.
Le cœur de Jésus est ému devant cette foi et provoque son action immédiate : « Jésus se leva et le suivit. »
Ce notable, bientôt, va découvrir qu’en Jésus, Dieu l’enveloppe de sa tendresse.

Et puis, l’évangile nous raconte encore l’histoire d’une femme qui souffre d’hémorragies depuis douze ans.
Dans son désarroi, il ne lui reste plus que Jésus en qui elle a mis toute son espérance. Elle a une telle foi qu’elle se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus comprend la douleur de cette femme :  «Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. »
Encore une fois, on voit Dieu se laisser saisir par la foi de cette femme et l’envelopper de sa tendresse.

La foi de cette femme autant que celle du notable est frappante.  Dans les deux cas, Jésus répond généreusement et sans tarder. Leur foi contraste beaucoup avec celle des joueurs de flûte et de la foule qui se moquent de Jésus qui leur déclare que la jeune fille n’est pas morte mais qu’elle dort.

Cet évangile vient nous questionner sur la profondeur de notre propre foi en la puissance du Christ.
Avons-nous la foi du notable ou de cette femme qui croit en la puissance du Christ qui peut changer efficacement leur vie?
Ou notre foi est-elle affaiblie comme celle des joueurs de flûte ou de la foule qui se moquent de Jésus?
Ou encore pouvons-nous faire cette prière comme cet autre père qui avait un fils possédé par un esprit démoniaque qui dit :
« Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
Jésus lui déclara :
« Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. »
Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Marc 9,22-24).