Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 14 juin 2021 – Prière d’ouverture
Dieu n’a jamais obligé quelqu’un à le suivre, mais il ne cesse de nous inviter à répondre librement à son amour.
Nous pouvons nous déclarer contre lui, refuser notre dignité d’enfants de Dieu ; nous pouvons aussi le choisir, nous mettre à son service parce que ça nous conduit à la vie. Dieu nous donne la liberté de le choisir ou non.
Nous en avions un bel exemple dans un évangile. À un moment donné, les auditeurs de Jésus trouvent ses paroles sur l’Eucharistie trop dures et commencent à l’abandonner. Alors Jésus amène ses disciples à se positionner librement devant lui : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Et malgré les paroles exigeantes de Jésus, ils expriment leur foi en lui.
Aujourd’hui, devant les difficultés de l’Église, Jésus pourrait bien nous poser la même question : « Voulez-vous partir vous aussi ? »
Pouvons-nous avoir la même réponse que Pierre !
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Oui, vivre en chrétien c’est choisir les paroles de Jésus qui sont esprit et vie, c’est rester fidèle à nos engagements et accepter de le choisir chaque jour. Nous reconnaissons que le Seigneur nous soutient dans notre décision : nous l’avons reconnu dans la prière d’ouverture tantôt :
« Dieu qui peut mettre au cœur de tes fidèles un unique désir. »
Dans la même prière nous avons aussi demandé : « Seigneur, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes ».
C’est bien ce qu’on pouvait voir chez saint Paul dans la première lecture. Il a choisi d’aimer ce que Dieu commande. Il nous dit que
« par une puissance qui vient de Dieu, il a manifesté beaucoup d’endurance « dans les détresses, les difficultés, les angoisses, les coups, la prison… par la patience et la bonté, la sainteté de l’Esprit et la sincérité dans l’amour… »
Vraiment, c’est à relire au complet.
Aujourd’hui, nous demandons au Seigneur :
« que nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies »,
la grâce de pouvoir le suivre dans l’amour comme il nous y invite dans l’évangile.
