Mgr J-C. Dufour – 20 mars 2021 – Jean7, 40-53

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 20 mars 2021 – Jean7, 40-53

 

Cet évangile ne nous rapporte aucune des paroles de Jésus.  Mais saint Jean veut nous faire part de la réaction des gens aux paroles de Jésus et des conséquences de ce qu’il disait.   Suite à ses paroles, il y a des gens qui pensaient qu’il était le prophète annoncé, d’autres qui disaient « c’est lui le Christ »,  et d’autres encore qui se contentent de se poser des questions.  Il y a une chose qui est certaine.  Jésus ne laisse personne indifférent.

 

C’est ainsi que saint Jean dira : « c’est ainsi que la foule se divisa à son sujet. »  En réalité, on voit que Jésus est le signe de contradiction que le vieillard Syméon avait annoncé à Marie quand elle avait présenté son Fils au Temple avec Joseph.

 

On a un bel exemple de cette division dans l’évangile d’aujourd’hui.  Ça me fait toujours sourire quand les gardes envoyés pour arrêter Jésus reviennent auprès des grands-prêtres qui se demandent pourquoi ils ne l’ont pas ramené. Leur réponse est sublime : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! »
Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? Que les paroles de Jésus sont différentes, qu’elles ne sont pas des paroles creuses, remplies d’orgueil et de mensonges.   Ces gardes nous donnent un beau témoignage. Pour eux, Jésus est la « Vérité ». 

 

Son langage et ses œuvres provoquaient l’étonnement, l’admiration, la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le langage de la charité, ses paroles et ses œuvres manifestaient l’amour profond qu’il avait pour les gens, surtout pour ceux qui étaient le plus dans le besoin.

 

Qu’est-ce qu’il faut retenir pendant ce temps de carême et tout le temps ?
Comme le Christ, nous devons être signe de discordes ; on ne peut pas parler et agir comme les autres. En imitant et en suivant le Christ, nous devons aussi employer le langage de la charité et de l’amour, un langage que tous peuvent comprendre.
Le pape Benoît XVI disait que l’amour serait toujours nécessaire, même dans la société la plus juste.