Mgr J-C. Dufour – 3 février 2021 – Marc6, 1-6

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 3 février 2021 – Marc6, 1-6

 

Jésus retourne dans son lieu d’origine et il enseigne dans la synagogue le jour du sabbat.   On est étonné de ses paroles de sagesse.  Plus encore, on a appris qu’il réalise des miracles.  Comment se fait-il qu’un jeune homme, issu de leur région, puisse parler et agir ainsi.  Les gens sont choqués à son sujet.  En cet endroit, à cause de leur manque de foi, Jésus ne pouvait accomplir de miracles,  il guérit seulement quelques malades.

 

Hier comme aujourd’hui, croire en Jésus requiert une ouverture, une prière comme celle des Apôtres demandant au Seigneur : « Augmente en nous la foi! » (Luc 17,5)  Jésus leur répond que s’ils avaient la foi gros comme une graine de moutarde, ils pourrait accomplir beaucoup.  Ce qui importe, c’est l’ouverture et l’humilité de la prière; ainsi le don de la foi va grandir en nous.  Le foi, si petite soit-elle, est en croissance,  comme une plante qui peut porter des fruits nombreux.

 

Il y a une deuxième chose que je veux vous dire.  Jésus était Fils de Dieu et il habitait Nazareth. Les gens de Nazareth n’ont pas su le reconnaître.  Aujourd’hui, c’est dans notre Nazareth, dans notre vie ordinaire que nous avons à vivre l’appel de Dieu et pas ailleurs.  C’est dans notre vie concrète que nous avons à rejoindre le Christ.  Il est important de nous réconcilier avec le quotidien,  avec notre vie ordinaire que Dieu aime.

 

Chaque jour nous avons la chance de célébrer l’Eucharistie.  Laissons Jésus réveiller notre enthousiasme, la certitude que nous pouvons l’aimer là où nous sommes, tels que nous sommes, avec nos forces ou avec nos misères du corps et du cœur.

 

Jésus attend seulement notre foi,  non pas pour faire des merveilles,  mais comme Marie, pour faire « de grandes choses. »  Ces « grandes choses »  qu’il sera peut-être seul à voir, mais qui rejoindront l’immense dessein de Dieu pour le salut du monde.  « De grandes choses »  qui nous rendront peut-être plus pauvres à nos propres yeux,  mais heureux de faire tant de riches par l’offrande de nos joies.

 

« De grandes choses »  qui n’auront pas de nom sur la terre, mais que Jésus déposera déjà, invisiblement, dans nos mains vides, comme un acompte sur la joie du ciel.

 

Dans notre Nazareth,  dans le quotidien de notre vie,  notre soumission filiale au Père portera un fruit de paix.  Rien que pour aujourd’hui,  accueillons cette paix, le don de Dieu dans le silence qui vient de notre foi et de notre espérance.