Mgr J-C. Dufour – 23 novembre 2020 – Lu21, 1-4

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE :  23 novembre 2020 – Lu21, 1-4

 

Jésus voit des gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor, et il vit une pauvre veuve y déposé deux piécettes. Alors il déclara que cette pauvre veuve avait mis plus que tous les autres.

 

Jésus nous questionne sur le regard que nous portons sur les autres. Chez nous où l’argent est si important, nous admirons ceux qui font de grands dons et nous considérons peu ceux qui en font des plus petits. Remarquons bien que, dans cet évangile, que Jésus ne méprise pas le riche. Il nous apprend à ne pas juger selon les apparences. Nous savons que lui, il regarde avec le cœur.

 

Après avoir remarqué le geste de la veuve, « en vérité, je vous le dis, cette pauvre veuve a, mis plus que tout le monde ».   En le faisant, il attire notre attention.   Il nous invite nous aussi à changer de regard, à regarder comme lui regarde.   Si on y arrivait, il me semble que ça changerait tellement le monde,

 

Le regard de Jésus, c’est le regard du Bon Pasteur amoureux de chacun, un regard qui s’émerveille devant le geste simple d’un pauvre veuve. On le voit aussi à d’autres occasions, par exemple Matthieu qui nous dit : « En voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce qu’ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger ». (Mt 9,36)

 

Dans ce chapitre, en dépit de l’opposition tenace des scribes et des pharisiens, le Seigneur guérit plusieurs malades et ressuscite une jeune fille ; mais il ne s’arrête pas là. Aussitôt que ses yeux discernent la lassitude et la dispersion des foules, il est ému de compassion. Lui, le bon berger, suit du regard les brebis et, quand il les voit faibles et isolées, sa pitié éclate en leur faveur. Il fait remarquer que parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean Baptiste. Devant le centurion de Capharnaüm, il fait remarquer qu’il n’a jamais trouvé de foi pareille en Israël. Il y a bien d’autres regards de Jésus qui sont étonnants.

 

Jésus qui a si souvent abaissé ses yeux sur ses disciples et les hommes en général, à deux reprises, dans l’évangile de Saint Jean, il lève les yeux vers le ciel. Par exemple lors de la mort de Lazare. Saint Jean nous dit : « Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as répondu. » (Jean 11 : 41)

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C’est surprenant ! Lui, le Fils de Dieu, devant le sépulcre d’un ami qui lui était cher, ne regarde même pas, au moment où la pierre est enlevée, la forme allongée dans l’ombre ? Si nous avions été là, n’aurions-nous pas fait preuve d’une curiosité assez vive en jetant immédiatement un coup d’œil à l’intérieur de la tombe ? Mais le Seigneur lève les yeux en haut après avoir dit à Marthe : « Tu verras la gloire de Dieu » (v. 40).    Devant le spectacle de la mort, le Seigneur a frémi dans son esprit, il s’est troublé, il a pleuré. Mais toutes ses sources étaient en Dieu et, regardant vers le ciel, il rend grâces, assuré que sa prière sera exaucée

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Nous avons besoin de méditer souvent sur les regards de Jésus, autant ceux qui sont tournés vers la terre que ceux tournés vers le ciel.   Nous en arriverons peut-être à avoir le même regard que lui.