Mgr J-C. Dufour- 24 août 2020 — St Barthélemy — Jean 1,45-51

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 24 août 2020 — St Barthélemy — Jean 1,45-51

 

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de Saint-Barthélemy que la tradition de l’Église a identifié à Nathanaël.  Dans l’évangile, saint Jean nous raconte la première rencontre de Nathanaël  avec Jésus avec une telle intensité que nous sommes transportés sur la scène. Ce sont des dialogues de cœurs jeunes, honnêtes, sincères.

Jésus rencontre Philippe par hasard et lui dit « suis-moi ». Peu de temps après, Philippe, heureux de cette rencontre avec Jésus, cherche son ami Nathanaël pour lui raconter qu’« enfin » il a trouvé celui dont parlent les prophètes : « C’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth ». La réponse qu’il reçoit de la part de Nathanaël n’est pas très enthousiaste, elle est plutôt sceptique : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? »  C’est toujours pareil !   On n’imagine pas que quelque chose de bon puisse sortir de notre ville.

Mais Philippe ne se décourage pas. Étant de bons amis,  il invite plutôt Nathanaël à l’accompagner : « Viens, et tu verras ».   Nathanaël accepte. C’est cette première rencontre avec Jésus qui détermine sa vocation. Il ne faut pas penser que c’est un hasard. Au contraire, c’était bien préparé dans le plan ce Dieu. On voit que pour Jésus, Nathanaël, n’est pas un inconnu : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ».  On imagine que ce figuier est un endroit que Nathanaël aimait beaucoup, un endroit où il allait pour se reposer, penser, s’isoler… toujours sous le regard de Dieu.

Il faut comprendre que Nathanaël a été disciple, qu’il a suivi Jésus, qu’il l’a écouté avant de devenir missionnaire. Nous comprenons encore que Jésus n’a pas fait appel à des grands mystiques. Il a choisi des hommes simples qui n’avaient pas fait de grandes études.   On voit encore que c’est dans les habitudes de Dieu d’accomplir des grandes choses avec des petits moyens.

Nous comprenons par cet évangile que Dieu éprouve un amour infini pour chacune de nous. Il faut être bien conscient que Dieu frappe à notre porte et qu’il nous appelle. Nous avons besoin de quelqu’un qui, comme Philippe, vienne nous dire « Viens, tu verras ».

Mais pour bien nous rendre compte de l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous, afin d’être conscient que Dieu frappe à la porte et qu’Il m’appelle, nous avons besoin de quelqu’un qui comme Philippe nous dira « Viens, tu verras », quelqu’un qui nous amène à chercher le Christ, à le trouver, à l’aimer. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont fait cette rencontre avec Jésus parce que quelqu’un les a emmenés à lui.

Aujourd’hui, nous avons entendu l’acte de foi de Nathanaël : « C’est toi le Fils de Dieu », un cri important pour tous les baptisés.   Témoignons de cette foi pour tous ceux et celles qui nous entourent.