Mgr J-C. Dufour- 5 octobre 2020 – Luc 10,25-37

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 5 octobre 2020 – Luc 10,25-37

 

« Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »   Il y a deux sortes de prochains dans cette histoire de Jésus : celui qui a besoin d’aide et celui qui vient à son secours.   Qui est l’homme qui a besoin d’aide ? Les Pères de l’Église ont vu en celui qui gisait au bord du chemin l’homme déchu. L’homme attaqué par des brigands, c’est le pécheur attaqué par des forces hostiles que l’entraînent au malheur en le détournant de Dieu. Mais heureusement, il y a un samaritain descendait. C’est Jésus qui est descendu du ciel, qui nous a pris en pitié, qui nous a donné les sacrements pour nous aider, sacrements représentés par le vin de l’huile.

Il faut comprendre qu’aimer son prochain, c’est d’abord aimer celui qui s’est fait proche de l’homme blessé, c’est aimer le Christ. C’est lui le Christ qui nous a soignés, chargés sur sa monture et confiés à l’aubergiste qui représente l’Église.   À elle aussi, il faut savoir exprimer toute notre reconnaissance.

Ensuite, nous devons nous faire proches de tous les blessés de la vie pour les servir, comme le Christ l’a fait, comme il appelle l’Église à le faire. Encore une fois, cet évangile nous enseigne que c’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

Le bon Samaritain, le Christ est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Ce qui signifie que, comme Église, nous avons la responsabilité d’achever ce que le Christ a fait. On peut passer à côté comme le prêtre et le lévite en se disant :    « Je n’ai pas le temps…, je ne connais pas ces gens-là…, il faut se méfier des inconnus. »   En nous donnant ainsi toutes sortes de prétextes, nous risquons de manquer un rendez-vous important, peut-être le plus important de notre vie, parce que c’est le Christ est là dans le pauvre : « J’ai eu faim… j’étais malade… j’étais étranger… et vous m’avez (ou vous ne m’avez pas) accueilli ».

En nous racontant cette parabole, le Christ nous invite à remplir notre vie de tout cet amour qui est en lui c’est-à-dire à nous faire le prochain de tous ceux et celles qu’il met sur notre route.

« En ce jour, nous te prions, Seigneur : fais-nous ressembler au samaritain qui fut pris de pitié et releva le blessé. Fais-nous ressembler à Jésus ton Fils qui s’est fait le prochain de chacun de nous. Amen. »