Mgr J-C. Dufour- 6 mars 2020 – Matthieu 5,20-26

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 6 mars 2020 – Matthieu 5,20-26

 

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Eh bien ! Moi je vous dis. »  C’est bien clair ! Il y a du nouveau !   Jésus nous invite à aller plus loin.   Il nous invite à une véritable conversion, à un changement profond, intérieur. S’il nous fait pareille invitation, c’est que le Seigneur connaît bien ce qui se passe dans nos cœurs ; il sait que c’est là qu’il faut agir d’abord. Il nous en donne deux exemples dans l’évangile de ce matin.

 « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre. En bien ! Moi je vous dis… »   Vraiment, Jésus ne se contente pas de ce qui se voit, de ce qu’on peut observer, il va tout de suite à l’intérieur en nous rappelant qu’il y a bien des façons de tuer les autres, en se mettant en colère contre eux, en les insultant, en les traitant de fous, en nourrissant contre eux une haine excessive dans nos cœurs. Jésus connaît bien ce qui se passe dans nos cœurs.

Par voie de conséquence, le Seigneur nous appelle à aller plus loin, il nous appelle à être des gens à l’abri de tout soupçon, à être vrais.   « Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère. » C’est clair et net, Jésus nous demande clairement de nous réconcilier avec nos ennemis.

 

Parfois, on peut trouver que c’est trop difficile de nous réconcilier avec nos ennemis ? Qu’est-ce qu’il faut faire dans ce temps-là ? Demain, le Seigneur nous invitera à prier pour nos ennemis. « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. »  Rappelons-nous qu’en mourant sur la croix, Jésus est mort pour tous ceux que nous arrivons du mal à aimer, pour tous ceux qui nous sont antipathiques

Et si nous avons été sérieusement blessés par d’autres, demandons au Seigneur de guérir nos souvenirs douloureux en nous donnant encore plus la grâce de pouvoir pardonner. Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l’offense et d’y mettre son amour, pour que nous puissions être libres de pardonner.

Il faut apprendre, nous dit Jésus, la grande leçon du pardon : ne pas laisser notre âme être rongée par la haine, la malveillance, mais ouvrir notre cœur à la charité, à la générosité, à l’écoute de l’autre, à l’acceptation de ses excuses, ouvrir notre cœur à la compréhension à son égard.

Nous avons commencé notre célébration en demandant pardon, nous avons imploré l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, nous avons demandé au Seigneur de dire seulement une parole pour nous guérir, que toute la foi que nous avons exprimée dans notre liturgie paraissent dans nos vies quotidiennes et affecte notre façon de vivre.