Mgr J-C. Dufour-24 décembre 2018-Luc1-67-79

Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie

HOMÉLIE : 24 décembre  2018 –Luc 1, 67-79

Célébrations eucharistiques  :  Horaire du temps de Noël en notre chapelle


L’homélie de la Messe pour la veille de Noël le 24 décembre au soir et celle de Noël au  matin
seront sur le calendrier à la même page, une à la suite de l’autre, à la date du 25 décembre.

Pour ne pas décevoir les membres de la famille et les invités, aujourd’hui, on prend soin de vérifier si on n’a rien oublié.
On repasse ce qu’on a choisi de faire pour eux, si tout est prêt. La veille de Noël, on pense souvent aux autres d’abord.
On peut se laisser tellement prendre par tous ces préparatifs qu’on court le risque d’oublier le principal, le cadeau qui nous est fait à nous, celui de Jésus. Pourtant, c’est bien grâce à ce cadeau qu’on peut partager avec les autres. Pouvons-nous vraiment partager si on ne prend pas le temps d’accueillir le cadeau le plus précieux qui soit ?

 

Dans la première lecture, on voit que tout va bien pour David. La paix règne dans le pays ; il est délivré de ses ennemis ; le peuple est bien installé. Il s’est fait construire une maison de cèdre alors que l’arche du Seigneur est sous une tente. Alors, il décide de bâtir une maison au Seigneur. Mais, pendant la nuit, la parole du Seigneur est adressée au prophète Nathan qui va lui annoncer que ça ne se passera pas comme ça : ce n’est pas lui qui va construire une maison pour Dieu mais Dieu qui va lui donner une maison, une descendance des plus précieuses.
« Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils. »
Ainsi, David doit changer sa façon de voir. Si ça va bien dans le pays, ce n’est pas à cause de lui ; c’est l’amour de Dieu qui fait ça pour lui et son peuple. Désormais David devra apprendre à accueillir ce que Dieu lui donnera.
C’est ce que Zacharie apprend dans l’évangile.

 

On voit la même chose en Marie.
Ce n’est pas elle qui décide de donner un fils à Dieu, mais elle accepte que Dieu le fasse en elle, sans savoir comment.
Ce n’est pas elle qui se propose de consacrer un fils à la cause d’Israël, c’est le Dieu d’Israël qui la surprend en l’associant à son œuvre incroyable, ce qu’elle accepte :
« Que tout se passe pour moi selon ta parole. »

 

C’est Dieu qui est la source de toute bonté.
Il devient donc important de nous brancher sur le don qu’il veut nous faire, pour pouvoir le partager ensuite avec les autres.
Que la veille de Noël soit donc pour nous un temps d’arrêt, un moment pour revenir à nos cœurs afin d’accueillir dans l’action de grâce le don qui nous sera fait.