Mgr Jean-Charles Dufour, Aumônier des Servantes de Jésus-Marie
HOMÉLIE : 1er décembre 2023 – Luc 21 29-33
Nous arrivons à la fin de l’année liturgique qui est comme le symbole d’une autre fin, celle que Jésus décrit dans l’évangile en disant : « le ciel et la terre passeront. »
Ceux qui entendaient cette parole ont dû être surpris, mais, en cette fin de l’année liturgique, nous nous rappelons que nous avons été sauvés dans l’amour de Dieu et la mort-résurrection de Jésus.
Les deux lectures que nous avons entendues nous appellent à l’espérance.
Le prophète Daniel visait à rendre espoir à des communautés juives persécutées. La première lecture nous parlait de quatre bêtes : le lion, l’ours, la panthère et une bête à dix cordes. Ces bêtes représentent les quatre empires du monde oriental : Babylone, les Mèdes, l’empire perse et l’empire d’Alexandre. Le pouvoir de ces empires est complètement anéanti. Et à un fils d’homme est donné La domination, la gloire, la royauté qui ne sera jamais détruite.
Le Fils d’homme est nommé 70 fois dans les évangiles. On peut y reconnaître le Christ.
L’évangile allait dans le même sens. « Le ciel et la terre passeront », nous dit Jésus. Le chemin sera long avant d’arriver à la fin des temps.
Dans le chapitre de l’évangile d’aujourd’hui, saint Luc nous décrit les étapes dramatiques qui affoleront les nations : guerres, catastrophes naturelles et cosmiques, persécutions, chute de Jérusalem.
Mais Jésus nous dit : « Voyez le figuier. »
Ce n’est pas rien. Le figuier est le premier arbre à fleurir après l’hiver. Et puis Jésus dit cela au printemps, au mont des Oliviers, juste avant la Pâque, quand tous les arbres bourgeonnaient. Le printemps, les bourgeons, c’est plein de promesse, et pas une promesse en l’air puisque Jésus ajoute : « Mes paroles ne passeront point. »
On sait bien que les paroles passent vite et facilement.
La preuve, c’est que quand j’aurai terminé mon homélie, vous en aurez déjà oublié au moins la moitié.
Il en va tout autrement de Jésus. Ses paroles ont été répétées, diffusées largement. Même dans les pays où les chrétiens n’existent plus, les paroles de Jésus n’ont pas passé.
Par exemple, un auteur tchèque a montré que pas moins de la moitié des proverbes tchèques viennent de la Bible même si les utilisateurs l’ignorent la plupart du temps. Là où les chrétiens n’existent plus, les paroles de Jésus n’ont pas passé.
Cela fait déjà deux mille ans que Jésus a prononcé ses paroles et elles sont toujours là! En 2017, la bible intégrale était disponible en 674 langues.
Les paroles de Jésus sont ce qu’il y a de plus stable, de plus solide dans notre monde. C’est pourquoi nous pouvons fonder notre vie sur elles en les écoutant, en les gardant et en les mettant en pratique.
