8 Décembre 2012 – Entre l’offrande et l’espérance


Depuis le 11 octobre 2012, nos activités sont teintées par l’Année de la Foi.
Notre-Dame-de-Foy, entre l’Offrande et l’Espérance, bénit notre pèlerinage dans un lieu privilégié de notre monastère.
Cette année, pour la procession traditionnelle du 8 décembre, nous parcourons le 2e étage qui comprend la section de l’infirmerie et du noviciat. Nous nous réunissons à la Salle Sainte-Marie. Pour la 1ère fois de notre histoire S.J.M., c’est la statue de Notre-Dame-de-Foy qui accompagnera notre parcours. Ce qui nous réjouit grandement.
Notre-Dame-de-Foi!! Nous vous présenterons l’historique de cette statue qui nous est chère, souvenir de famille apportée par notre Père Fondateur : c’est le 31 mai, fête de la Visitation, que le calendrier célébrait ce vocable.
À l’étage de l’Infirmerie, chacune de nos soeurs malades est visitée personnellement et bénie par notre Mère-Servante générale qui porte la statuette de Marie. Habillées d’un sourire émerveillé, nos soeurs accueillent cette bénédiction de Marie qui leur fait oublier un instant leurs souffrances et les invite à une offrande de qualité particulière. À nouveau, notre Bonne Mère prend possession de son Nazareth tout comme dans les débuts de la Congrégation. Rien n’échappe à son regard maternel. Elle bénit tout sur son passage : soeurs, employées, appartements de service, etc.
Le chapelet, récité avec ferveur, et entrecoupé de pieux Cantiques, accompagne la procession. De nombreuses intentions sont présentées au Seigneur, offertes par les mains de Marie.
Tout en priant et chantant, notre cœur se souvient des paroles d’encouragement de Benoît XVI. Le19 novembre dernier, à l’occasion d’une visite dans une résidence pour personnes âgées, à Rome, il disait : (voir l’encadré au bas de la page)
Ce texte plein d’encouragement et de sens pour vivre pleinement cette étape du vieillissement ou de la maladie se veut comme un écho de la Vierge Immaculée en cet aujourd’hui.
Notre pèlerinage marial se poursuit vers le « Postulat » et le « Noviciat ». Ces lieux bénis sont pour chacune de nous riches de souvenirs. Là-bas, c’était l’heure de l’Offrande, ici, c’est l’heure de l’Espérance. Nous la présentons à Celle « qui nous a choisies pour continuer sa mission sur la terre ».
Celles qui répondront à l’appel du Maître trouveront là des lieux, éclairés et accueillants; tout est prêt pour former d’autres adoratrices, épouses de Jésus-Hostie. Marie nous bénit devant la fresque de Notre-Dame-des-Neiges où chacune de nous revit son temps de fiançailles avec l’unique époux de son cœur. Si nous pouvions dire aux jeunes, comme il est heureux de vivre pour l’Eucharistie, sous la tutelle de notre Mère Immaculée ! (voir thème Vocation)
Comme à Cana, Marie nous redit : « Faites tout ce qu’Il vous dira. »

« Ne vous découragez jamais: vous êtes une richesse pour la société, même dans la souffrance et la maladie »
Je suis vraiment heureux d’être avec vous. Je viens parmi vous comme évêque de Rome, mais aussi comme personne âgée en visite à ses contemporains. Je connais bien les difficultés, les problèmes et les limites de cet âge, et je sais que ces difficultés, pour beaucoup, sont aggravées par la crise économique. Parfois, à un certain âge, il arrive que l’on se tourne vers le passé, regrettant les années où l’on était jeune, où l’on jouissait d’une énergie fraîche, on l’on faisait des projets pour l’avenir. Ainsi le regard, parfois, se voile de tristesse, considérant cette phase de la vie comme le temps du déclin. Ce matin, en me tournant en pensée vers toutes les personnes âgées, dans la conscience des difficultés que notre âge comporte, je voudrais vous dire avec une conviction profonde: il est beau d’être âgé ! A chaque âge il faut savoir découvrir la présence et la bénédiction du Seigneur et les richesses qu’il contient. Il ne faut jamais se laisser emprisonner par la tristesse ! Nous avons reçu le don d’une longue vie.
Vivre est beau aussi à notre âge, en dépit de quelques « petits ennuis de santé » et de quelques limitations. Que sur notre visage il y ait toujours la joie de se sentir aimé de Dieu, jamais la tristesse.
Lorsque la vie devient fragile, dans les années de la vieillesse, elle ne perd jamais sa valeur et sa dignité: chacun de nous, quelle que soit l’étape de l’existence, est voulu, aimé par Dieu, chacun est important et nécessaire.
Chers frères et sœurs âgés, parfois les journées semblent longues et vides, avec des difficultés, peu d’engagements et de rencontres; ne vous découragez jamais: vous êtes une richesse pour la société, même dans la souffrance et la maladie. Et cette phase de la vie est un don aussi pour approfondir le rapport avec Dieu. L’exemple du bienheureux Jean-Paul II a été et est encore éclairant pour tous. N’oubliez pas que parmi les ressources précieuses que vous avez, il y a la ressource essentielle de la prière: devenez intercesseurs auprès de Dieu, priant avec foi et avec constance. Priez pour l’Eglise, pour moi aussi, pour les besoins du monde, pour les pauvres, pour qu’il n’y ait plus de violence dans le monde. La prière des personnes âgées peut protéger le monde, en l’aidant peut-être de manière plus incisive que l’agitation de beaucoup. Je voudrais confier aujourd’hui à vos prières le bien de l’Eglise et la paix du monde. Le pape vous aime et compte sur vous! Sentez-vous aimés de Dieu et sachez porter dans notre société, souvent si individualiste et portée sur l’efficacité, un rayon de l’amour de Dieu. Et Dieu sera toujours avec vous et avec ceux qui vous soutiennent par leur affection et leur aide. Je vous confie tous à l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui accompagne toujours notre chemin avec son amour maternel, et je donne à chacun ma Bénédiction.